“ Les mines de fer de Normandie ”

Voici un dossier consacré sur l'industrie extractive et sidérurgique de Basse Normandie concentré sur les département du Calvados et de l'Orne.

Le gisement exploité de Basse-Normandie est un minerai de fer oolithique issu du Silurien (Paléozoïque) qui peut être soit :

L'hématite est de meilleur qualité car il n'a pas besoin d'être grillé.

Sa teneur en fer est plus forte que dans le bassin de Lorraine, de l'ordre de 45%, mais les couches sont moins épaisses. Le minerai est transformé principalement en fonte phosphoreuse ou de moulage, puis exporté, par le port de Caen, vers l'Angleterre ou l'Allemagne.

L'exploitation du minerai dans la région remonte à l'époque Romaine, au Moyen-Age au 17ème siècle et au 18ème siècle mais elle fût abandonnée peu à peu à partir de la Révolution en raison du trop grand déboisement qu'entraînait le traitement du minerai (par l'utilisation de charbon de bois).

Ces mines furent de nouveau parler d'elles quand à la fin du 19ème siècle, le procédé Thomas fut un succès sur les fontes phosphoreuses. La première mine à s'ouvrir fût celle de Saint-Remy dans l'Orne en 1875, puis celle de Saint-Clair-de-Halouze neuf ans plus tard, Saint-André en 1893, May-sur-Orne en 1895, Urville en 1896 ou Barbery en 1900.

21 concessions sont ouvertes en 1911, 14 dans le Calvados, 4 dans l'Orne et 3 dans la Manche.

Elles sont réparties en plusieurs groupes synclinaux :

Malgré la Première Guerre Mondiale, certaines mines augmentent leur production dans les années 20, notamment May, Saint-André, Saint-Rémy et surtout Soumont (de 88 400 tonnes à 713 200 tonnes en sept ans). Ce fort accroissement contraint les mines les plus petites ou qui n'ont pas pu se relever du premier conflit, à être rachetées. Durant la crise des années 30 la production stagne mais atteint tout de même 1,5 millions de tonnes au total. La Seconde Guerre Mondiale porte un nouveau coup brutal sur ces mines dont plus aucune n'est en exploitation en 1945 et seulement deux en 1946. Il faudra attendre le début des années 1950/60 pour que la production reparte de plus belle. Et c'est le cas pour Soumont qui dépasse le 1 million à elle seule, May et Saint-André ont fusionnée et atteignent 725 000 tonnes.

Alors que la productivité se développe, la concurrence du minerai se fait de plus en plus sentir, notamment avec du minerai plus riche et moins cher. Les années 1960 voient également la mise en place de nouveaux sièges d'extractions modernes que se soient la tour d'extraction d'Aisy pour Soumont ou le puits Central pour May-Saint-André, qui fermera en 1968, après avoir battu son record de production (744 000 tonnes). Soumont résistera grâce à la SMN jusqu'en 1989.

Un petit rappel

Compléments de visite

La Diélette

Impossible de ne pas évoquer l'existence de la mine de la Diélette, à Flamanville dans la Manche, tant celle-ci a été exceptionnelle car il s'agit d'une mine unique en France de par son exploitation sous-marine. Trois concessions ont existées dans la Manche : Diélette en 1865, Bourberouge et Mortain en 1902.

Il existe à cet endroit un petit gisement de fer d'une grande richesse et d'une qualité assez rare. Il s'agit d'un minerai de fer composé de magnétite pur à 60%, c'est à dire presque aussi riche que les minerais que l'on peux trouver en Suède. Ils existent six couches, trois affleurent sur la côte tandis que le reste affleure sous la mer. Ses couches sont inclinées à 85% et présentent une puissance de 15m. Sous la mer, les galeries sont exploitées entre -90m et -150m.

Un premier puits est foncé en pleine mer jusqu'à -16,5m en 1860 par Monsieur Berard mais vu la difficulté d'extraction le travail est constamment suspendu et finalement arrêté deux ans plus tard. Un "couvercle" repose sur l'orifice du puits qui le rend imperméable pendant la grande marée, le minerai extrait est expédié par marée basse vers le port de la Diélette où le couvercle est alors ouvert.

Le travail reprend à partir d'une nouvelle concession en 1877, deux autres puits sont foncés sur la côte : le puits 2 de Guerfa et le puits 3 de la Cabotière (impressionnante tour d'extraction). La mine est de nouveau fermée en 1892 suite aux difficultés d'exploitations.

En 1907 l'industriel allemand Thyssen rachète la mine. Avec d'importants moyens il fait construire un énorme transbordeur aérien de 642m qui relie les puits à une station de chargement afin de charger des cargos, en pleine mer. L'extraction est de 200 à 300 000 tonnes par an. Pendant la Première Guerre Mondiale, la mine est désertée, noyée et finalement mise sous équestre. Elle est rachetée par la société Helva Cooper en 1926 mais la production est stagnante jusqu'à sa fermeture au début de la Seconde Guerre Mondiale. En 1951, c'est la Société des Mines de May-sur-Orne qui redémarre l'activité en dénoyant la mine. Elle emploie alors 150 ouvriers pour une extraction de 150 000 tonnes jusqu'à sa fermeture définitive le 21 Juillet 1962.

Le seul vestige se trouve en pleine mer, il s'agit du wharf de la station de chargement, le reste de la mine "sur terre" a été complètement détruit pendant la construction de la centrale nucléaire de Flamanville.

Sources :

Mines

Mine de la Ferrière-aux-étangs

Puits Pralon

La concession de la Ferrière-aux-Etangs est instituée en 1901 par la Société des Hauts Fourneaux Forges et Aciéries de Denain et d'Anzin. Elle concerne une superficie totale de 2407 hectares.

La concession suit la structure du synclinal de la Ferrière-aux-Etangs, qui s'étend sur 6km du Nord-Ouest au Sud-Est mais n'excédant pas 700m de largeur. Le minerai à une teneur plus forte au Nord de l'ordre de 47 à 50% (puissance de 3 à 5 m d'épaisseur avec un pendage de 45°) et tombant à 40% au Sud (puissance de 2 à 4m, pendage de 30°) et même jusqu'à 33% dans la concession voisine de Mont-en-Gerome.

Les premières traces de minières furent attestées dés 1353 à ciel ouvert afin d'alimenter les forges voisines situées sur l'Etang de la Ferrière, appelé "Etangs des Forges". C'est en se basant sur ces anciennes minières que la Société de Denain-Anzin démarre ses premières recherches sur le terrain en 1897, avant l'accord de concession en 1901.

Deux galeries (Saint Robert vers le Sud et Saint-André vers le Nord) sont initialement creusées à "La Fieffe" pour rejoindre la couche de minerai, parallèlement les fours de calcination de la Butte Rouge sont construits. Ces deux sites sont reliés par une voie ferroviaire, et plus tard par une galerie en travers banc de 600m (TB 220). Par la suite ce travers banc servira pour l'exhaure. Une centrale thermique y est construite ainsi que les premiers logements pour les mineurs à la cité du Gué-plat" on dénombre alors 150 maisons en 1929.

L'exploitation s'approfondissant de plus en plus un premier puits est creusé en 1911 et mis en service en 1918, puis un second à partir de 1923.

L'exploitation est faites en taille chassante en chambre avec piliers abandonnés.

Un nouveau puits est fonçé à partir de 1930, qui deviendra le puits central de l'exploitation, il s'agit du puits Pralon. Il est mis en service à partir de 1939, il dessert trois accrochages à -20m, -115m et -215m. Les deux autres puits ne servent alors plus qu'à l'aérage.

La production passe de 178 000 tonnes en 1920 à 720 000 tonnes en 1960. Le puits Pralon est ravalé jusqu'à -470m avec trois nouveaux accrochages à -300m, -350m et -400m. L'exploitation vers le Nord est ralenti par plusieurs failles et les travaux s'orientent donc plus au Sud.

La mine ferme en 1969 et la fermeture définitive intervient le 1er avril 1970

L'exploitation a compté 3 puits :

  • Puits 1 : 1911-1939
  • Puits 2 : 1923-1939
  • Puits Pralon : 1939-1970

Source de la photographie : Le Savoir et le Fer

Puits Pralon

Son nom provient de Leopold Pralon (1855-1938), délégué général du conseil d'administration de la société de Denain-Anzin en 1896 et Président en 1932. Il est le premier à mettre au point la calcination de minerai carbonaté.

Le chevalement a été entièrement démantelé, il ne reste que la base en béton.

Concassage-Criblage Concassage-Criblage
Concassage-Criblage
Puits Pralon Puits Pralon Puits Pralon Puits Pralon
Puits Pralon

Notes On peut encore lire sur le bâtiment d'extraction les initiales de la société Denain-Anzin, avec en dessous une représentation de trois pics. Au fond on aperçoit brièvement l'ancien passage de câbles.

Actuellement c'est une scierie qui est installée sur l'ancien carreau minier.

Cantine de la mine PCantine de la mine
Cantine de la mine
TB 220 TB 220
TB 220

Notes L'ancienne cantine des mineurs est édifiée dans la cité du Gué-Plat, elle est devenue aujourd'hui l'auberge de la mine.

La cité du Gué-Plat fait partie des sept cités minières parmi lesquelles on compte : La cité Bellevue, la cité de la Haie, la cité de la Butte-Rouge, la cité du Brûlé, la cité des Castors et la cité Soudan. Elle est construite entre 1924 et 1929, elle comporte entre autre, une école, un terrain de jeux, une salle des fêtes, une piscine, une coopérative et une cantine.

Fours de la Butte Rouge

Fours de la Butte Rouge Fours de la Butte Rouge
Fours de la Butte Rouge

Ils sont les premiers fours à être construits en Basse-Normandie, ils ont été au nombre de neuf (1918). Aujourd'hui il n'en reste plus que deux, qui sont en cours de restauration.

Le minerai était vidé en haut des fours par berlines puis mélangé avec du charbon, avant d'être déversé dans le four, qui le calcinait pendant trente heures. Le minerai calciné était ensuite récupéré à la base du four directement dans des berlines vides. Par la suite, le minerai calciné tombait directement dans des wagons de 40 tonnes qui partaient directement vers l'expédition. On peux encore voir ces voies de chargement, en dessous des fours.

Fours de la Butte Rouge
Fours de la Butte Rouge
Voie de chargement
Voie de chargement
Fours de la Butte Rouge Fours de la Butte Rouge
Fours de la Butte Rouge
Fours de la Butte Rouge Fours de la Butte Rouge Fours de la Butte Rouge Fours de la Butte Rouge
Fours de la Butte Rouge
Fours de la Butte Rouge
Fours de la Butte Rouge
Benne
Benne
Parement
Parement
Descenderie
Descenderie

Fours de la Haie

En 1935 une seconde génération de fours est construite, à la Haie en remplacement de ceux de la Butte Rouge. Ils entrent en fonctionnement en même temps que le puits Pralon. Le minerai arrivait d'abord par transporteur aérien, puis par bande transporteuse à partir de 1958.

Il y avait huit fours, 6 ronds et 2 carrés, chaque four pouvait contenir 600 tonnes de minerai. Chaque mois 45 000 tonnes de minerai calcinés étaient expédiés.

Aujourd'hui, tous les fours ont été démontés et vendus et seul reste la grande carcasse de béton.

Fours de la Haie Fours de la Haie Fours de la Haie
Fours de la Haie

Mine de Soumont

Mine de Soumont

Le bassin ferrifère de Soumont s'intègre dans le synclinal Sud de Soumont en s'orientant Nord-Ouest vers le Sud-Est, il est caractérisé par un pendage de 30 à 45°, et peut aller jusqu'à 60° dans sa partie Ouest. On a exploitée qu'une seule couche qui varie entre 3m et 6m de puissance dans les zones les plus penchées. La teneur en fer du minerai était de l'ordre de 36 à 40%.

Le bassin de Soumont a été exploité au début du XXème siècle, par 7 concessions d'Est en Ouest : Cinglais, Barbery, Soumont, Perrières et Estrées, Urville et Gouvix au Nord.

Celles de Urville et Gouvix sont les plus anciennes dans la partie Nord, elles datent de 1896, celle de Barbery à l'Ouest, est la première à avoir été instituée le 16 août 1900 suivie deux ans plus tard, par celle de Soumont-Saint-Quentin, la Société des Mines de Soumont (SMS) est crée.

Plusieurs carreaux miniers sont ouverts d'abord aux Fontaines, à Soumont et au Livet qui est un percement à flanc de coteau.

La SMS procédera au rachat de toutes les concessions : Estrées en 1923, Barbery en 1939, Cinglais, Perrières en 1957 et Urville en 1973. A partir de 1969 les secteurs du Nord (Gouvix et Urville) sont arrêtés, pour des raisons techniques (Pas d'extension possible, vétusté des travaux.)

La mine qui envoie toute sa production à la Société Metallurgique de Normandie (SMN) et dont Soumont représente l'unique client, fait face à la crise de la sidérurgie. Elle décide afin de se maintenir, d'importer son minerai (plus riche) plutôt que de le faire venir de Soumont. La mine est obligée de fermer et l'activité cesse complètement le 28 juillet 1989.

Mine de Soumont

Voici le carreau de Soumont, où se trouvait le chevalement avec accès par descenderie, et une batterie de 16 fours à griller.

Mines de Soumont Mines de Soumont
Mines de Soumont
Château d'eau
Château d'eau

Notes Le château d'eau est daté de 1914.

Mines de Soumont Mines de Soumont
Mines de Soumont
Château d'eau
Château d'eau
Cité minière
Cité minière

Puits d'Aisy

En 1960 débute le fonçage du puits d'Aisy, il est mis en service en 1970 il s'agit d'une tour d'extraction de 30m de haut, le puits atteint la profondeur de -560m. C'est la seule tour d'extraction du bassin.

Puits d'Aisy Puits d'Aisy Puits d'Aisy Puits d'Aisy
Puits d'Aisy
Recette jour Recette jour Recette jour
Recette jour

Notes Il reste encore une cage dans le puits.

Mines de Gouvix/Urville

A l'origine il y a eu deux concessions différentes : Urville et Gouvix, crées en même temps, en 1896.

Celle d'Urville est exploitée par la Société des Forges et Aciéries de Firminy, puis à la Société nouvelle des Mines d'Urville en 1931 et à la SMS en 1973.

Celle de Gouvix est exploitée par la Société de la Mine de Gouvix en 1919, puis par la Société des Mines de Douaria en 1928, et finalement celle d'Urville en 1931.

Fours d'Urville Fours d'Urville Fours d'Urville Fours d'Urville
Fours d'Urville

Notes Il s'agit des anciens fours de calcination de la mine de Gouvix, il reste encore deux fours bien reconnaissables (à droite), notez également en face de l'édifice l'emplacement d'arrivée du transporteur aérien avec son toit courbé.

Bureaux de la mine
Bureaux de la mine
Ancienne ligne ferroviaire
Ancienne ligne ferroviaire

Notes Voici l'ancien bureau de la mine de Gouvix. Les anciens bâtiments miniers des compresseurs, ateliers et magasins, se trouvant un peu plus loin sont aujourd'hui réhabilités, il reste aussi un bout du chevalement en béton.

Mine des Fontaines

Il s'agit du premier carreau minier construit dans la commune de Saint-Germain-Le-Vasson. La concession est instituée en 1900 à la Société des Mines de Barbery. Un chevalement est installé à partir de 1903 et deux fours à griller suivront plus tard. Ces fours sont aujourd'hui les plus anciens vestiges de fours de calcination du département du Calvados.

En 1907, la mine est entièrement noyée et abandonnée, elle ne sera reprise qu'à partir de 1912. Malheureusement, avec la Première Guerre Mondiale, la mine est abandonnée, et la Société se concentre alors sur le carreau du Livet.

Fours de calcination Fours de calcination
Fours de calcination
Fours de calcination Fours de calcination Fours de calcination
Fours de calcination

Mine du Livet

En parallèle avec la mine des Fontaines, le carreau du Livet est ouvert à partir de 1907. Il a l'avantage de pouvoir accéder aux chantiers par une entrée à flanc de coteau. En 1955 le carreau est modernisé, on réalise une descenderie qui atteint -250m, on construit la salle des compresseurs, les douches et la cimentation de la rivière qui évite, entre autre, l'infiltration de l'eau dans les chantiers.

Vers 1975, un descenderie routière est creusée qui permet la descente de gros engins, du personnel 3km de piste sur une pente à 20%)

Quatre fours à griller sont également construits, malheureusement disparus aujourd'hui.

SMS
SMS
Wagonnet
Wagonnet

Notes L'ancien carreau minier est aujourd'hui devenu un musée tenu par l'association "Mémoire de Fer".

Mine du Livet Mine du Livet
Mine du Livet
Train de mine
Train de mine
Entrée de mine
Entrée de mine

Notes L'entrée de la descenderie est noyée.

Racleur
Racleur
Wagonnet Wagonnet
Wagonnet
Benne
Benne
Loco
Loco
Ecluse
Ecluse
Cour d'eau
Cour d'eau

Mine de May-sur-Orne

Le minerai, plus jeune, est issu de l'Ordovicien et suit le synclinal de May-sur-Orne d'Est en Ouest. Les couches d'une puissance comprise entre 2m et 7m contenant 45 à 50% de fer sont divisées en deux :

  • Sur le flanc Nord : quasiment à la verticale à 85° sur environ 3,5km
  • Sur le flanc Sud : un pendage de 45 à 65° et s'étendant sur 6km et plongeant plus profondément vers le Nord.

La concession est attribuée en 1896 à Mr Chollet Ernet et Samson Georges sur une superficie de 964 Ha. La Société de Mines et Produits Chimiques (SMPC) par amodiation en devient propriétaire en 1905 et le restera jusqu'à la fermeture en 1968.

La SMPC accédait à la mine par une descenderie située au centre de la concession à la Hogue et évacuait le minerai par un travers banc situait au niveau de l'Orne. L'extraction se concentre désormais vers ce secteur. A partir de 1918 une nouvelle descenderie est donc établie de ce côté (Descenderie de l'Orne) et munie de deux skips qui déversent le minerai directement dans des trémies qui peuvent contenir jusqu'à 1200 tonnes. Ils sont ensuite stockés dans un accumulateur en face de l'Orne où ils sont expédiés directement par la voie de Caen à Flers.

Un nouveau puits, le puits Lorguichon, nommé puits Urbain Le Verrier (ULV), en hommage à son inventeur, est fonçé en 1919, il atteint -163m de profondeur. La société rachète ensuite les concessions de Saint André, de Maltot et de Bully en 1926.

Elle produit 21 302 tonnes en 1916, 62 051 tonnes en 1920 et après guerre 650 000 tonnes en 1966.

Après la fermeture, le site sert pour le stockage d'hydrocarbures pour le compte de la société Geostock jusqu'en 1993.

Mine de May-sur-Orne
Mine de May-sur-Orne
Poste d'aiguillage
Poste d'aiguillage
Concasseur Nord Concasseur Nord
Concasseur Nord
Trémie
Trémie

Notes Il s'agit de la gare de chargement avec son poste d'aiguillage.

Le concasseur Nord était alimenté par un transporteur aérien qui amenait le minerai du flanc Nord sorti par le puits de Saint-André.

Arrivée minerai
Arrivée minerai
Concasseur
Concasseur
Concasseur Sud
Concasseur Sud
Escalier en colimaçon
Escalier en colimaçon
Trémie Trémie
Trémie

Notes Le minerai sortant de la descenderie était quand à lui acheminé par transporteur aérien jusqu'au concasseur Sud.

Concasseurs Concasseurs
Concasseurs
Silos du haut
Silos du haut
Silos du bas Silos du bas Silos du bas Silos du bas Silos du bas
Silos du bas

Notes Le minerai qui sortait du puits central était acheminé par bande transporteuse jusqu'aux silos du haut d'une contenance de 1500m³ chacun. Le minerai concassé en quatre granulométries différentes était ensuite stocké dans les 4 silos du bas de 5000m³ chacun. Le minerai partait ensuite par un raccordement au pont qui reliait la gare.

Mine de Saint Clair-de-Halouze

Puits 1 bis Machine d'extraction
Puits 1 bis et sa machine d'extraction

L'exploitation minière à Saint-Clair-de-Halouze est divisée en deux concessions, celle de Halouze (1884) et celle de Larchamp (1903). Nous allons étudier celle de Halouze dont il reste comme unique témoin le chevalement métallique du puits 1 bis.

La couche de minerai s'élève entre 5m50 et 7m50 et affleure à son flanc Sud où elle a d'abord été exploitée en minière à ciel ouvert, et ensuite par puits dans le flanc Nord.

C'est la Societé des Acieries de France qui commence l'exploitation en 1905. La mine comporte trois sièges d'exploitation : La Bocagerie (plan incliné), Le puits 1 et le puits 2, tous reliés par voie ferré et dont le puits 1 se trouve au centre.

Le puits 1 bis est fonçé sur le carreau du puits 1 en 1931, il a un diamètre de 4,5m et atteint la profondeur finale de -365m avec 6 accrochages. Le chevalement est installé à la reprise des travaux après la Seconde Guerre Mondiale, en 1949, celui-ci provient d'Allemagne au titre des dommages de la guerre.

L'exploitation a compté plusieurs puits :

  • Puits 1
  • Puits 1 Bis
  • Puits 2
  • Puits Saint Remy
  • Puits de la Bocagerie

Sources des photographies : Le Savoir et le Fer

Puits 1 Bis Puits 1 Bis Puits 1 Bis Puits 1 Bis
Puits 1 Bis
Puits 1 Bis Puits 1 Bis Puits 1 Bis
Puits 1 Bis

Notes Le chevalement est encastré dans le bâtiment de la recette des berlines.

Concassage-Criblage
Concassage-Criblage
Mécanisme d'ouverture
Mécanisme d'ouverture
Accumulateur à minerai
Accumulateur à minerai
Recette jour
Recette jour
Portes du puits Portes du puits Portes du puits
Portes du puits
Bâtiment machine d'extraction
Bâtiment machine d'extraction
Arrivée électrique
Arrivée électrique
Salle des pendus / Douches
Salle des pendus / Douches
Pendus
Pendus
Treuil
Treuil
Treuil
Treuil

Notes Ancienne galerie creusée dans la carrière de grès d'à côté, qui servira plus tard de dynamitière.

Galerie
Galerie
Galerie bétonnée
Galerie bétonnée
Galerie
Galerie
Stockage explosifs
Stockage explosifs
Cimentation exhaure
Cimentation exhaure
Entrée poudrière
Entrée poudrière
Poudrière
Poudrière
Fin de l'exhaure
Fin de l'exhaure

Notes En s'éloignant du carreau et en se dirigeant vers les autres puits, on remarque que les terrains sont complètement bouleversés mais facilement reconnaissable. Les autres puits sont noyés, car ils sont situés plus bas, il y a des étangs qui se sont crées à ces endroits. Plus loin se trouve la poudrière, cela ressemble à une place forte militaire de forme carré, mis à part l'accès par un tunnel voûté, il n'y a rien d'autre.

Fours de la Bocagerie

Fours de la Bocagerie

Ils sont en fonctionnement de 1920 jusqu'à la fermeture de la mine en 1978. Les fours sont munis de soufflage et ventilateurs électriques. On les chargent et on les déchargent de jour, on les soufflent pendant la nuit. Le minerai est ensuite refroidi dans un parc pendant 24h. Au total 10 fours sont construits (1962) de 140 tonnes chacun.

Un tunnel est construit en contrebas des fours, une fois le minerai grillé celui-ci était déversé via des trémies dans ce tunnel et tombait directement dans des wagonnets. Le transport des wagonnets sur voie étroite était assuré par des trolleys électriques jusqu'à la gare du Châtelier. D'ici ils sont chargés dans un accumulateur ou directement dans des wagons en direction des hauts fourneaux d'Isbergues.

Fours de la Bocagerie Fours de la Bocagerie Fours de la Bocagerie Fours de la Bocagerie
Fours de la Bocagerie
Tunnel de chargement Tunnel de chargement
Tunnel de chargement
Trappe
Trappe
Tunnel de chargement
Tunnel de chargement
Trappes
Trappes
Emplacement du four
Emplacement du four
Base du four
Base du four
Sommet des fours Sommet des fours
Sommet des fours

Notes Le site n'abrite plus aucun fours et disparaît dans la végétation.

Station de chargement Station de chargement
Station de chargement

Notes Il s'agit de la station de chargement, une voie de chemin de fer reliait le tunnel de chargement vers cette station, et c'est ici que les wagons étaient remplis avant de partir vers la gare du Châtelier.

Station de chargement
Station de chargement
Trappes pneumatiques Trappes pneumatiques
Trappes pneumatiques

Mine de Saint Rémy

La concession est instituée le 28 septembre 1875 par la Société Civile des Mines de Fer de Saint-Remy et s'étend sur toute la commune de Saint-Remy-sur-Orne, mais les travaux n'ont concernés qu'une petite portion d'un kilomètre entre Saint-Remy et La Mousse.

On a exploité le minerai hématisé (53% de fer) en premier (il se trouve à la base) puis le carbonaté (48%), sur une couche représentant 7 à 8m d'épaisseur. Les terrains très plissés et faillés ont donné lieu a des extractions à l'horizontale et en verticale (pendage de 45%) et permis l'exploitation à la fois à ciel ouvert (affleurements) et en souterrain.

Tout le minerai est transporté par les galeries souterraines et ramené par gravité par un travers banc de 500m jusqu'au niveau 0 qui représente l'emplacement du carreau minier. Il est remonté au jour au niveau des anciens fours à griller par un plan incliné à l'aide d'une bande transporteuse. Les deux types de minerais étaient concassés, l'hématisé était directement chargé par wagons, quand le carbonaté filait tout droit au grillage.

Le grillage du carbonaté commence à partir de 1921. La mine ferme en 1968, à cause de l'épuisement du gisement.

Mine de Saint-Rémy
Mine de Saint-Remy
Fours de calcination Fours de calcination
Fours de calcination

Notes On peut encore apercevoir l'accumulateur à minerai à gauche, et l'emplacement des anciens fours de calcination à droite (Cf: Mine de Saint-Rémy).

Ancienne voie
Ancienne voie de chemin de fer
Train de mine
Train de mine
Carrière Maison Rouge >Carrière Maison Rouge
Carrière Maison Rouge

Sidérurgie

SMN

Il s'agit des derniers vestiges de l'usine de la Société Métallurgique de Normandie (SMN).

Pour rappel l'usine fût construite à partir de 1912 et fonctionna de 1917 jusqu'au 5 Novembre 1993, date de fermeture. En 2013 on a fêté les 20 ans de sa fermeture.

Tour de refroidissement
Tour de refroidissement
La grande halle
La grande halle
Château d'eau
Château d'eau

Notes Voici les seuls vestiges du site.

Tour de refroidissement Tour de refroidissement
Tour de refroidissement
Orifice d'entrée Orifice d'entrée
Orifice d'entrée

Notes Le but premier d'une tour de refroidissement comme son nom l'indique est de refroidir un liquide chaud, à l'aide d'un courant d'air. L'eau chaude arrive par l'orifice central, et se déverse dans ses grands canaux de distribution, qui vont amener l'eau vers des canaux secondaires. Une fois rempli, l'eau va déborder (parfois celle-ci est pulvérisé directement) et tomber en gouttelettes sur les lattes ou clayettes situées en dessous. Celles-ci permettent de fractionner l'eau et augmente par la même occasion leur temps de séjour dans la tour. Le courant d'air arrivant naturellement d'en bas de la tour par tirage, et remontant vers son sommet va alors refroidir l'eau par évaporation. L'eau refroidie est collectée ensuite dans un bassin en bas de la tour pour être de nouveau envoyée vers l'usine.

Tour de refroidissement
Tour de refroidissement
Nid d'abeille
Nid d'abeille
Tour de refroidissement
Tour de refroidissement
Starlight
Starlight
Mémorial des fondeurs
Mémorial des fondeurs
La grande halle Château d'eau Poche 50
Poche 50

Notes Il s'agit de la poche N°50 qui a servi pour la dernière coulée.

Forges de Varenne

Il s'agit d'un ancien site de production de fer datant du XVIème siècle et détenu par le Comte de Flers qui possède également les Forges de Halouze.

Entourée par la Varenne, les forges se composent d'un haut fourneau, de forges d'affinage et d'une fenderie. Le fer extrait alors des mines aux alentours était fondu dans le haut fourneau, puis la fonte était transformée en acier à l'affinerie et enfin l'acier obtenu était travaillé à la fenderie pour en faire des barres, pour les forgerons, cloutiers et maréchaux-ferrants. L'acier était stockait dans un magasin à fer (hall à fer).

Maison de maître
Maison de maître
Haut fourneau
Haut fourneau
Reconstitution
Reconstitution
FP Chanconel
FP Chanconel

Notes A côté du haut fourneau il y a une reconstitution en plus petit du fonctionnement d'un haut fourneau.

Forges
Forges
Tenaille
Tenaille
Cascade
Cascade

Carrieres

Carriere de May-sur-Orne

Etant donné la nature des terrains et ses contraintes plissés, on a également extrait à proximité de la mine, du grès de teinte orangée à rougeâtre dans la carrière du Grand May et du Petit May ayant un pendage à 45°.

Treuil Treuil Treuil Treuil
Treuil

Notes Il reste un beau vestige de treuil.

Benne de wagonnet
Benne de wagonnet
Plaque
Plaque
Tuyau d'air comprimé
Tuyau d'air comprimé