“ Les Houillères du Nord Pas de Calais ”

Voici un dossier consacré sur les mines de charbon du Nord Pas de Calais. Le bassin minier du Nord Pas de Calais se situe sur les départements du Nord et du Pas de Calais, sa superficie est de 39,43km² avec la compagnie de Fléchinelle la plus à l'Ouest et la compagnie de Crespin, à l'extrême Sud-Est.

L'exploitation charbonnière du Nord Pas de Calais a débutée tout d'abord à ciel ouvert, car le charbon se trouvait peu profondément, "on a gratté la terre", le premier gisement est découvert en 1660 dans le Boulonnais mais il faut attendre 1720 pour réellement découvrir la première veine de charbon dans le Hainaut à Fresnes sur Escaut. Plusieurs petites exploitations sont ouvertes en vue de tirer le charbon de terre, mais ce n'est pas bien formidable. 1734, marque la découverte de la première veine de charbon gras de bonne qualité à la fosse du Pavé à Anzin. 35 puits ont déjà été creusés à cette époque, et on utilise pour la première fois la machine à vapeur, appelée à cette époque "la machine à feu", comme machine d'épuisement des eaux de mines. En 1757 c'est la création de la première société minière, celle d'Anzin. 30 ans plus tard la société compte déjà 4000 ouvriers, une quarantaine de puits et extrait 280 000 tonnes de charbon.

Plusieurs concessions sont accordées et d'autres sociétés sont crées : Aniche, Douchy, Vicoigne, Douai, et Lens. Un premier bassin commence à se former (la conquête de l'Ouest). Le bassin s'étend jusqu'à l'Artois qui deviendra le secteur le plus riche, même si le charbon s'y trouve plus profondément. Le milieu des années 1800 voit arriver la révolution industrielle et avec elle la naissance de nouvelles industries et d'un besoin énorme en charbon : une manne pour les houillères déjà crées. Le paysage se transforme et devient très industriel avec toutes ces usines liées à la mine, les terrils grandissent et les hommes affluent de toutes les régions et d'autres pays. Les premières cités et corons sortent de terre tout comme le charbon : on extrait 20 millions de tonnes par an. En 50 ans on passe de 9000 ouvriers vers 1840 à plus de 85 000 en 1900 ! Malheureusement cette ruée sera vite freinée, par une date : celle du 10 mars 1906 avec la catastrophe de Courrières tuant ainsi 1099 personnes. Des grèves s'ensuivirent et une première mobilisation à la sécurité apparaît.

Jusqu'au début de la Première Guerre Mondiale, la production augmente doucement et dépasse les 27 millions en 1913, c'est déjà un tiers de la production française. Cela n'allait pas continuer. Le désastre du premier conflit divise la production, les installations non occupées sont soumises aux bombardements quand elles ne sont pas complètement ravagées. Malgré tout certains sites augmentent leur production comme à Noeux. En 1918 la production atteindra difficilement les 8 millions de tonnes, un choc, comparé quatre ans plus tôt. Les carreaux sont détruits et il ne reste que ferraille et cratère. Au fond ce n'est guère mieux, les galeries sont bouleversées et pour celles qui sont toujours accessibles : elles sont noyées : 100 millions de mètres cubes inondent les galeries.

La reconstruction démarre peu de temps après la guerre et dure jusqu'au milieu des années 1920, période fortement marquée par une grande immigration notamment Polonaise et Italienne. On répare et on reconstruit de nouveau, les cités sont un nouveau point de départ et chaque société s'investit dans une architecture qui lui est propre (Mines de Dourges, Mines de Lens), les carreaux arborent un style souvent répété entre chaque fosses.

L'année 1930 est marquée par le Krach de 1929 et un certain ralentissement économique se fait ressentir. Malgré tout les houillères complètement remises en marche dans tout le bassin retrouvent leur potentiel productif et dépasse le record en produisant 35 millions de tonnes, soit presque les 3/4 de la production nationale. Cela est aussi favorisé par un nouvel outillage plus performant, le marteau piqueur à air comprimé. Mais c'est aussi le développement de l'électricité avec les centrales thermiques, et de la carbonisation du charbon grâce aux cokeries. A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, les 18 compagnies minières connaissent le déclin de la crise, le bassin produit 32 millions de tonnes.

Durant le conflit il y a un fort ralentissement de la production de la part des mineurs en allant même jusqu'au sabotage pour certains d'entres eux. La guerre finie, l'ensemble est de nouveau à refaire. En 1946, les houillères sont nationalisées sous leur nom définitif et commercial : Les Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais, regroupée sous l'entité des Charbonnages de France.

Le bassin constitué de 18 compagnies minières, est regroupé en 9 groupes de production :

La bataille du charbon est engagée, ici, comme dans les autres bassins charbonniers de France. En 1947 la production remonte à 28 millions de tonnes à l'aide de 220 000 mineurs. Les sièges sont reconstruits, modernisés, mais surtout ils sont concentrés. Les Houillères se focalisent sur les fosses les plus rentables servant de puits de concentration, les autres puits ne servent plus que de puits de service ou d'aérage. En 1948 on dénombre 112 fosses, il n'en reste plus que 97 en 1952, et ce chiffre diminuera jusqu'à 60 à la fin de 1959, mais sans diminution de production pour assurer 30 millions de tonnes de charbon. Par concentration, il faut surtout comprendre gain de productivité.

Au fond les haveuses intégrales arrivent aux chantiers ainsi que le dernier cri du soutènement : le soutènement marchant. La mécanisation se développe ainsi que la sécurité. Malgré les 29 millions de production de 1952, la crise financière de l'énergie notamment du pétrole et du gaz frappe l'industrie charbonnière. Les puits les moins productifs sont définitivement fermés notamment à l'Ouest (Auchel, Noeux, Bully et Vendin). En 1960 les Houillères ne font plus de bénéfices, les grèves se multiplient (celle de 1963 durent 35 jours) le métier de mineur perd pour beaucoup de son avenir. Malgré un ralentissement de la production, il est déjà envisager l'arrêt des charbonnages pour le début des années 1980. Un premier plan de récession est décidé.

Il reste alors 8 sièges en fonctionnement :

La fosse Delloye est déjà fermée depuis 10 ans (1971) mais seulement 2 ans après sa fermeture elle est choisie pour incarner le musée de la mine, celui-ci ouvre ses portes au public en 1984 sous le nom de Centre Historique Minier de Lewarde.

Dés 1983, François Mitterrand alors président de la république décide de mettre un terme à l'exploitation du charbon dans la région, afin de pouvoir supporter le prix du déficit qu'il engendre et de la réhabilitation des futurs sites. Un programme de fermeture "échelonné" des mines est prévu, les plus vieux mineurs bénéficient d'une mise en retraite, d'autres sont reclassés dans différents postes des entreprises extérieures (EDF, CDF...) ou vers d'autres métiers via des aides à la formation. 1990 signe la fin de l'exploitation (soit un sursis de 10 ans), il faut dire qu'il ne sont plus que deux : l'Escarpelle et le 10 d'Oignies. L'Escarpelle s'arrête définitivement le 26 octobre 1990, et le 10 d'Oignies le 21 décembre 1990 en veine Michelle 224, la dernière gaillette remonte par la fosse du 9-9bis le même jour sous les feux des journalistes. Ainsi scelle à jamais l'exploitation charbonnière dans le département du Nord et du Pas de Calais.

En 2012 le bassin est officiellement classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quelques chiffres :

Sources :

Enfin dans une plus grande mesure, je remercie toutes les personnes qui m'ont ouvert les portes et permis de faire ses photos, je pense notamment au BMU, à La Porte du Hainaut et au CMCF.

Voici la liste des chevalements encore existants dans le bassin :

Fosse 1 bis

Commune : Liévin

Année : (1874-1979)

Compagnie : Compagnie des Mines de Liévin

Les quatre fosses de la compagnie, et même presque la cinquième, se trouve en limite de concession, à une cinquantaine de mètre de celle de Lens.

Le premier puits de la compagnie est débuté en 1858, on atteint le terrain houiller à -136m. La Compagnie exploite ici un gisement de charbon gras. Elle commence à produire à partir de 1860, mais la production ne décolle pas vraiment jusqu'en 1868, où le puits est approfondi pour atteindre des couches de meilleures qualité que la Compagnie de Lens exploite déjà.

A partir de 1874, on double le puits, le cinquième, mais renommé puits 1bis. Celui-ci se trouve à 45m du puits 1. Un troisième puits, le 1ter, sera même ouvert seulement un an plus tard, comme puits d'aérage, car la mine est assez grisouteuse. Il se situe à 66m du puits 1. La production est grandissante, en 1879 on extrait 285 331 tonnes, et elle atteint 350 000 tonnes l'année suivante. Le 14 janvier 1885 la mine est marquée par un coup de grisou, effondrant plus de 800m de galeries et causant la mort de 28 mineurs.

Le puits 1 est profond de -553m et le puits 1bis de -566m. La fosse est complètement détruite à la suite de la Première Guerre Mondiale.

Après la nationalisation, la Compagnie intègre le groupe de Liévin puis fusionne avec le groupe de Lens pour former le Groupe de Lens-Liévin, à partir de 1952. Même si la fosse exploite directement le gisement, elle est relayée à la fosse 6-6bis, située bien plus au sud de la concession. Alors qu'elle assurait l'extraction, l'aérage et le service, la fosse n'assure plus l'extraction qui est remontée par le 6-6bis à partir de 1955. Le puits 1 est finalement remblayé en 1966. Le puits 1bis sert d'entrée d'air et le puits 1ter assure le retour d'air pour le puits 3-3bis des Mines de Lens.

Le chevalement du puits 1 est démoli en 1977 et les puits 1bis et 1ter sont remblayés en 1979, seul le chevalement du 1bis est rescapé (il date de la reconstruction après la Première Guerre Mondiale, 1920), le puits 1ter n'avait plus de chevalement depuis l'après Seconde Guerre.

Le puits 1bis était le puits le plus profond (-796m) des trois.

Le chevalement du puits 1bis, trône élégamment aujourd'hui sur un parking où s'est construit un centre commercial tout autour.

Fosse 1 bis Fosse 1 bis Fosse 1 bis
Fosse 1 bis
Fosse 1 bis Fosse 1 bis Fosse 1 bis
Fosse 1 bis - Fosse 3
Fosse 1 bis Fosse 1 bis
Fosse 1 bis
Recette jour Recette jour
Recette jour
Puits Fosse 1 bis Puits Fosse 1 bis
Puits Fosse 1 bis
Poussards
Poussards
Puits Fosse 1
Puits Fosse 1
Puits Fosse 1 bis
Puits Fosse 1 bis
Puits Fosse 1 ter
Puits Fosse 1 ter

Fosse 2

Commune : Anhiers

Année : (1900-1958)

Compagnie : Compagnie des Mines de Flines

La fosse fait partie de la Compagnie des Mines de Flines, c'est la dernière compagnie à s'être constituée dans le Nord, celle-ci n'a compté que deux puits au total. Le premier a débuté en 1895 et démarre son exploitation en 1897, le second est creusé en 1898 et démarre officiellement en 1900, il a une profondeur de -307m. Les puits exploitent un gisement d'anthracite, sur cinq veines.

Une usine à boulets, un criblage et un lavoir sont installés à proximité du siège. A partir de 1905 les deux fosses communiquent entre elles. En 1914 la fosse 1 cesse son extraction toute la production est remontée au puits 2 jusqu'à ce que le site soit détruit à la fin de la Première Guerre Mondiale (1918).

A sa reconstruction (1920), le chevalement métallique fait place à un chevalement en béton armé. La compagnie est rachetée par la Compagnie des Mines d'Aniche en 1922, dés lors la fosse sert de retour d'air pour la fosse Bernard jusqu'à sa fermeture en 1958. Le puits est remblayé l'année suivante et les molettes démontées. Depuis, la fosse a été vendue à un particulier qui n'a pas les moyens de l'entretenir, son état est très dégradé, la toiture déjà presque totalement manquante risque de s'effondrer, le chevalement attaqué par la corrosion cède lui aussi petit à petit. Malheureusement le coût sûrement prohibitif de sa restauration, en fait un site laissé à l'abandon.

Fosse 2 Fosse 2 Fosse 2
Fosse 2
Bâtiments annexes Bâtiments annexes Fosse 2
Bâtiments annexes
Puits
Puits
Recette jour
Recette jour

Fosse 2 dit dit Saint-Émile ou Émile Rainbeaux

Commune : Marles Les Mines

Année : (1858-1974)

Compagnie : Compagnie des Mines de Marles

Fosse 2 dit Saint Emile ou Emile Raimbeaux, propriétaire des Mines du Grand Hornu et capitaliste au début de la compagnie, il est nommé plus tard Administrateur de la Compagnie des Mines de Marles.

Il est plus fréquemment appelé : le "Vieux 2" de Marles, c'est le plus vieux de la Compagnie toujours visible. Attention à ne pas confondre, car il y a eu 2 Fosses 2 : la Fosse 2 et le siège de la Fosse 2bis-2ter, ce sont deux carreaux différents.

Après l'échec du puits 1 dont le cuvelage s'effondre, à cause de trop fortes pressions d'eaux, le puits 2 est débuté en 1854 seulement un an après le puits 1 à, a peine une cinquantaine de mètres. Le terrain houiller est rencontré à -83m, deux ans après en 1856, malgré toujours ces problèmes d'eaux, qui peuvent atteindre 860 000 litres à l'heure.

La fosse commence à produire en 1858, le puits est profond de -231m avec deux accrochages à -171m et -225m. Alors que la production est grandissante en 1865 avec 62 487 tonnes extraites, le 28 avril 1866, on remarque que le cuvelage commence à faiblir dû à la pression de l'eau et les cages frottent de plus en plus. Les derniers mineurs sont obligés de remonter par les échelles, laissant les 27 chevaux dans les galeries. Quelques heures plus tard, trois pièces de cuvelage lâchent, déversant un torrent d'eau dans le puits. Les terrains derrière, s'affaissent et laissent apparaître de grosses excavations, le cuvelage se tord de plus en plus, les premiers travaux de consolidations ne servant plus à rien face à la puissance de l'eau, ils sont stoppés. Le lendemain le puits n'est plus accessible, on le considère même comme perdu, car la difficulté des travaux est trop compliqué et dangereux.

Dans la nuit du 3 Mai, l'inévitable se produit, la fosse s'effondre, provoquant l'écroulement du puits en surface, et de tous les bâtiments situés aux alentours, un énorme cratère de 35m de diamètre s'ouvre en surface sur 10m de profondeur. Des fissures s'ouvrent et creusent le sol à proximité du cratère, le bâtiment d'extraction, n'y résiste pas et s'écroule également.

Par chance aucune victime n'est à déplorer mis à part quelques chevaux.

C'est un coup dur pour la Compagnie, l'ensemble du puits est perdu, mais aussi son terrain houiller, considéré comme très productif dans ce secteur. La Compagnie décide donc d'abandonner plus d'un quart de sa concession et de se focaliser sur l'ouverture d'autres puits sur la parcelle restante.

Malgré tout, il est envisager de relever le puits, un an plus tard, mais sans suite car trop coûteux.

40 ans plus tard, en 1907, la Compagnie reparle de l'ouverture de la fosse, celle-ci est tout de même restaurée, et grâce aux moyens plus moderne de l'époque, elle est remise en marche en 1908, et reprend l'extraction qu'après la guerre en 1917. Elle sert alors de service et d'aérage à la Fosse 2bis ouverte sept ans plus tôt.

La Compagnie est nationalisée et intègre le groupe d'Auchel en 1946, la fosse 2 reprend l'extraction en 1950 pendant les travaux de concentration de la fosse 2bis-2ter. La production remonte par le puits 2ter puis 2bis (alternance des travaux). La fosse est finalement prête en 1955. Elle concentre au fur et à mesure le 2, le 3, le 6 et le 5.

La fosse 2 cesse son activité en 1974. Le puits est alors profond de -506m.

Le site est racheté par la commune en 1979, et il est rénové en 1989, il abrite aujourd'hui un musée de la mine au sein du bâtiment d'extraction. Le chevalement actuel est celui datant de 1908 lors de sa reconstruction.

Fosse 2 Fosse 2 Fosse 2 Fosse 2
Fosse 2
Recette jour Recette jour
Recette jour
Poussards
Poussards
Passage de câbles
Passage de câbles
Fosse 2
Fosse 2
Machine d'extraction
Machine d'extraction
Fosse 2
Fosse 2
Fosse 2 Fosse 2
Fosse 2
Molettes
Molettes
Puits Fosse 2
Puits Fosse 2

Fosse 3 bis

Commune : Liévin

Année : (1873-1970)

Compagnie : Compagnie des Mines de Lens

Fosse 3 dite Saint Amé ou Amé Tilloy, en l'honneur d'Amé Tilloy, fondateur de la Société des Mines de Lens

Le démarrage des travaux de fonçage débute en 1858, à Liévin, le diamètre du puits est de 4,08m, le charbon est rencontré à la profondeur de -141 mètres. La fosse exploite à partir de 1860 un gisement de charbons gras donnant 30 à 40% de matières volatiles, le puits est profond de -298m. En 1881 le puits 3bis situé à 40m est débuté, afin d'assurer l'aérage du 3 mais il assurera l'extraction en 1883. En 1890 on compte 3 accrochages, à -179, à -288 et -348m, le puits est approfondi jusqu'à -356m.

Pendant la Première Guerre Mondiale, la fosse est complètement détruite, à sa reconstruction en 1919, le puits 3 est équipé d'un chevalement en béton quand au puits 3bis, d'un chevalement métallique (1923), il s'agit d'un chevalement en porte à faux en poutrelle et treillis classique de l'époque mesurant 43m de hauteur et pesant 350 tonnes, les molettes ont un diamètre de 5,5m.

Après nationalisation, la Compagnie entre dans le groupe de Lens, puis fusionne avec celui de Liévin, le puits 3 est ravalé jusqu'à -432m et le 3bis à -535m. En 1956 la fosse 16 est concentrée sur celle de la fosse 3-3bis, celle-ci est ensuite concentrée sur le puits principal du 11-19, par une bowette en 1960. Le puits cesse alors l'extraction mais assure l'aérage et le service. Le puits 3, -548m, est remblayé en 1972. Le 27 Décembre 1974 une explosion dans un chantier d'extraction fait 42 morts (C'est la catastrophe la plus récente faisant le plus de victimes), la fosse 3bis alors endeuillée est menacée de fermer. Le puits (-788m) est finalement remblayé en 1978. Le chevalement en béton du puits 3 est détruit en 1983, soit 10 ans après sa fermeture, le chevalement métallique du puits 3bis est quand à lui conservé pour la mémoire.

Fosse 3 bis Fosse 3 bis Fosse 3 bis
Fosse 3 bis
Fosse 3 bis Fosse 3 bis Fosse 3 bis Fosse 3 bis
Fosse 3 bis
Recette jour Recette jour Recette jour Recette jour
Recette jour
Poussards Poussards
Poussards
Puits
Puits
Dernière descente
Dernière descente
Puits Fosse 3 Puits Fosse 3 bis
Puits Fosse 3
Plaque commémorative
Plaque commémorative
Lampe de mineur
Lampe de mineur
Plaque commémorative
Plaque commémorative

Fosse 5

Commune : Billy Berclau

Année : (1904-1963)

Compagnie : Compagnie des Mines de Meurchin

L'année 1904 marque les travaux de fonçage de deux nouveaux puits pour la Compagnie des Mines de Meurchin : la fosse 5 et la fosse 6. Ces deux puits sont diamétralement opposés, la fosse 5 est située la plus à l'Ouest et la fosse 6 à l'Est, de la concession.

La fosse 5 atteint la profondeur maximale de -398m avec trois accrochages à -149, -214, et -376m, la fosse est finie en 1905 et sert uniquement à l'aérage et à la circulation du personnel.

La compagnie est rachetée par la Compagnie des Mines de Lens en 1920, la fosse est reconstruite à ce moment là, après les dégâts de la Première Guerre Mondiale. Elle fonctionne ensuite jusqu'en 1937, puis sert d'aérage pour la fosse 3/4. Le puits est finalement remblayé en 1965.

L'ensemble du site est encore visible avec son chevalement, après la mine, le site sert pour une société afin de fabriquer des plombs de chasse. Le chevalement sert alors de tour à plomb (on peux encore y voir le tuyau d'écoulement). Le site est totalement intégré dans un seul bâtiment en forme de croix, où se trouve le chevalement, la salle des machines et la recette.

Fosse 5 Fosse 5 Fosse 5
Fosse 5
Fosse 5 Fosse 5
Fosse 5
Habitation des porions
Habitation des porions

Fosse 6

Commune : Labourse

Compagnie : Compagnie des Mines de Noeux

Fosse 6 Fosse 6
Fosse 6

Notes Il s'agit d'une reconstitution du chevalement.

Fosse 6

Commune : Haisnes

Année : (1861-1959)

Compagnie : Compagnie des Mines de Douvrin

Fosse 6 dit Saint-Alfred ou Alfred Descamps

La fosse est débutée en 1859 et commence à produire en 1861. La houille est rencontré à -150m sur sept veines mais seulement cinq sont exploitables. La fosse est approfondie jusqu'à -240m puis par bure jusqu'à -325 et -434m. La fosse ne produit pas assez et la compagnie se voit dans l'obligation d'être dissoute par jugement. La Compagnie des Mines de Lens se montre intéressée et rachète l'ensemble pour 500 000 francs.

L'unique fosse de la Compagnie des Mines de Douvrin devient à ce moment là, la fosse 6 de Lens. La concession de Douvrin est également reprise par Lens par ratification en 1875. Des travaux sont effectués afin de rejoindre la concession de Lens située au sud. Ces travaux mettent en évidence neuf couches de charbon. La production évolue de 3782 tonnes en 1874 à 67 000 en 1879. Malgré tout, le gisement n'est pas assez riche car il se trouve en limite du bassin.

Le chevalement est reconstruit après sa destruction pendant la Première Guerre Mondiale. C'est un chevalement en béton armé, typique, qui représente actuellement le seul rescapé pour la Compagnie des Mines de Lens, dans ce style.

L'exploitation de la fosse est arrêtée en 1936 mais sert à l'aérage de la fosse 13 en plus de sa fosse 13bis. La fosse est remblayée en 1959.

Acquis par un propriétaire privée à la fin de son exploitation, il est décidé de vendre le site mais aucun acheteur n'est intéressé. Un permis de démolir est alors déposé mais celui-ci est refusé, malgré tout son propriétaire entame la découpe des molettes. Les habitants révoltés décident de réagir et propose un classement aux Monuments Historiques qui est décidé en 2004. Depuis le site est à l'abandon, en perpétuel dégradation et vandalisation.

Fosse 6 Fosse 6 Fosse 6 Fosse 6
Fosse 6
Recette jour
Recette jour
Recette jour étage 1
Recette jour étage 1
Poussards
Poussards
Puits Fosse 6
Puits Fosse 6

Fosse 8

Commune : Evin-Malmaison

Année : (1919-1991)

Compagnie : Compagnie des Mines de Dourges

Puits 8 dit "Emile Cornuault" actionnaire de la compagnie.

Les travaux de fonçage du puits 8 démarré en 1914 reprennent à la fin de la Première Guerre Mondiale en 1919, et son voisin le 8bis, en 1923. Le terrain houiller est rencontré à -162m. C'est le puits le plus éloigné des précédentes fosses, il est situé au Nord-Est de la concession. Le siège entre en production en 1924 en vue d'extraire des charbons demi-gras et quart gras.

En 1925 la cité Cornuault est bâtie, elle accueille les mineurs de la fosse, cependant d'autres mineurs étrangers arrivent également à la fosse, on passe de 500 mineurs à plus de 1200 en 1930.

Après nationalisation la fosse entre dans le groupe d'Oignies, avec uniquement la fosse du 9-9bis, les fosses étant regroupées par type de charbon. La fosse cesse d'extraire en 1961, à la suite de la mise en production du puits 10 d'Oignies, elle devient alors un puits pour le matériel et le personnel. En 1963 le chevalement est malgré tout remplacé, il provient du puits 3ter d'Auchel, les cages sont également changées pour permettre la descente de 700 hommes au maximum, la fosse est également reliée au 9-9bis et au 10 en 1968. La fosse sert à partir de 1973 pour l'exhaure et à la remontée des schistes, jusqu'en 1991, date de fermeture du puits 10.

Le puits 8bis profond de -564m est détruit le 27 Novembre 1991, le terril est ré-exploité, le puits 8 profond de -704m et haut de ses 48m est le seul rescapé.

Fosse 8 Fosse 8 Fosse 8
Fosse 8
Fosse 8 Fosse 8 Fosse 8 Fosse 8
Fosse 8
Recette jour Recette jour
Recette jour
Poussards Poussards
Poussards
Fosse 8 Fosse 8 Fosse 8
Fosse 8
Puits Fosse 8
Puits Fosse 8
Puits Fosse 8 Bis Fosse 8-8 Bis
Puits Fosse 8 Bis
Habitation par deux Habitation par deux
Habitation par deux
Habitation par quatre
Habitation par quatre

Fosse 9

Commune : Roost-Warendin

Année : (1909-1991)

Compagnie : Compagnie de l'Escarpelle

Les travaux de fonçage du puits débutent en 1909, ce puits doit servir au départ comme puits d'aérage pour les fosses 1 et 3. En 1919 le puits atteint la profondeur de -410m.

A partir de 1955 la fosse est modernisée, avec l'adjonction d'un lavoir (1956), l'un des plus grands, le chevalement est remplacé par un portique de la fosse 13-13bis, placé au dessus de l'ancien, la machine d'extraction à poulie Koepe remplace l'ancienne machine à vapeur, enfin le puits est approfondi à -463m en 1975. 1977 marque les derniers travaux portant le dernier accrochage à -540m, la profondeur définitive du puits est de -592m.

Il s'agit de l'avant dernier puits à avoir fermé dans le bassin. Le site est démantelé l'année suivante, seul reste le chevalement sans son faux carré.

Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9
Fosse 9
Poussards
Poussards
Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9
Fosse 9

Fosse 9 De Clerq Crombez

Commune : Oignies

Année : (1930-1991)

Compagnie : Compagnie des Mines de Dourges

Puits 9-9bis dit de Clercq Crombez, provenant de Madame Henriette de Clercq (1812-1878), née de Crombez, épouse de Louis de Clercq (banquier)

Madame de Clercq, fût propriétaire d'une grande parcelle de terres à Oignies, par succession à la mort de son mari en 1838. Son but était de pouvoir profiter de ses terres quand elle le pouvait en l'aménageant mais aussi en faisant profiter les paysans de la région, grâce à la culture. Un parc fût érigé grâce à son frère Victor Crombez, membre de la chambre des représentants de Belgique et architecte paysagiste renommé. Ce parc était considéré comme l'un des plus beaux de France. Aux nouveaux étangs creusés, l'eau manquait, elle fît donc appel à l'ingénieur Mulot, spécialiste en forage afin de lui confier la tâche de creuser un beau puits artésien pour alimenter en suffisance son parc, ses jardins et son château.

"Fort et sûr du succès si retentissant de son puits de Grenelle, M. Mulot se mit à l'oeuvre en 1841, et en attendant l'eau qu'il devait aller chercher dans ses derniers retranchements, il procura à Mme de Clercq le bonheur, l'honneur insigne et trop mal récompensé d'avoir découvert le bassin houiller du Pas de Calais. Ce fût en 1842 dans le parc du château d'Oignies, que la sonde du forage exécuté par M. Mulot, sur les ordres et aux frais de Mme de Clercq, rencontra à 151 mètres de profondeur la première couche très mince de houille, qui devait continuer le bassin de Valenciennes que l'on cherchait en vain depuis tant d'années."

"Tout à coup la sonde signala inopinément le terrain houiller. La nouvelle à peine connue tout le monde se mit à l'oeuvre, et l'outil n'alla plus chercher l'eau mais le charbon. La richesse minérale de la France s'augmenta de 40 000 hectares de terrain houiller. En 1865 la production de ce bassin était arrivée à 16 millions d'hectolitres, le dixième de la production générale de la France !

Une nouvelle fosse dénommée 9-9Bis, est ouverte par la Compagnie de Dourges en 1928 et fonçé à partir de 1930, soit 11 ans après la fosse 8. La fosse se trouve la plus au Nord-Ouest en limite de concession avec la Compagnie d'Ostricourt. Le carreau de mine est construit par l'architecte Dellile et l'ingénieur Foby dans un style béton armé et brique rouge typique des années 30.

Les deux puits ont le même diamètre de 5,10m avec un cuvelage en brique en tête de puits, le puits 9 sert à l'aérage, tandis que le 9bis assure l'extraction et l'aérage également, à partir de 1933.

Le 23 Mars 1944 un coup de grisou fait 6 victimes.

A la nationalisation, la fosse intègre le groupe d'Oignies comme sa voisine la fosse 8-8bis. Au début des années 50 on compte 2500 mineurs sur le carreau. En 1961 la fosse cesse d'extraire avec la mise en service de la fosse 10, comme puits de concentration. Malgré tout, le puits 9 sert de service et d'aérage, il est modernisé pour accueillir des berlines de 3000 litres, le puits 9bis est ravalé jusqu'à -531 mètres en 1963. Une bowette est creusée entre la fosse 2 et la fosse 9-9bis permettant l'approvisionnement en matériel de la fosse 2, le puits 9 est approfondi à -709m en 1970.

Fin 1981 une bowette est commencée afin de rejoindre les étages 630 et 780. 940m à creuser sur un plan incliné à 6 degrés.

La fosse ferme en même temps que la fosse 10, la dernière berline issue de la veine "Michelle 224" est d'ailleurs remontée ici le 24 décembre 1990. La fosse est remblayée en 1991 après les derniers travaux de démantèlement au fond. Le puits 9 est profond de -828m et le puits 9bis de -578m.

L'ensemble du carreau est classé aux monuments historiques entre 1992 et 1994. En 2000, la Mission Bassin Minier s'installe dans les anciens bâtiments administratifs.

Pour ma part il ne fait aucun doute que ce site est l'un des plus beaux dans le bassin.

Bâtiment administratif
Bâtiment administratif
Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis
Fosse 9/9 bis

Notes Le bâtiment des douches et salle des pendus est accolé à celui administratif (à droite).

Ce bâtiment principal de la fosse 9/9bis représente le bâtiment des machines, il forme un "U" :

  • A droite, la machine d'extraction du puits 9bis ainsi que la partie compresseurs
  • A gauche, la machine d'extraction du puits 9 (plus puissante)
  • Au centre, au premier étage, la partie alimentation électrique, au rez de chaussée, la ventilation
Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis
Fosse 9/9 bis
Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9
Fosse 9
Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9 Fosse 9
Fosse 9
Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction

Notes Voici la première machine d'extraction bicylindroconique, c'est une machine fantastique et aujourd'hui devenue très rare en France, celle-ci était la plus puissante du carreau.

Indicateur de profondeur
Indicateur de profondeur
Position dans le puits
Position dans le puits
Voltmètre / Ampèremètre
Voltmètre / Ampèremètre
Tachygraphe
Tachygraphe
Numéros de téléphone
Numéros de téléphone
Mâchoire de frein
Mâchoire de frein
Câble
Câble
Treuil de secours
Treuil de secours
Recette jour Recette jour
Recette jour
Frein pour berlines
Frein pour berlines
Recette jour Recette jour
Recette jour
Cage
Cage
Recette jour
Recette jour

Notes Le puits est équipé de deux cages de trois étages pouvant contenir au maximum 90 mineurs.

Poussard intérieur
Poussard intérieur
Recette 1er étage Recette 1er étage Recette 1er étage
Recette 1er étage
Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis
Fosse 9/9 bis
Fosse 9/9 bis Fosse 9/9 bis
Fosse 9/9 bis
Terril fosse 9/9 bis Terril fosse 9/9 bis Terril fosse 9/9 bis
Terril fosse 9/9 bis
Terril fosse 10
Terril fosse 10
Fosse 8 - Fosse 9
Fosse 8 - Fosse 9

Notes D'en haut il y a un panorama sur tous les terrils aux alentours avec une vue assez lointaine sur les fosses du 8 d'Evin, du 9 de Rosst-Warendin et derrière le 11/19.

Wagon treuil
Wagon treuil
Cage
Cage
Tour de réfrigération
Tour de réfrigération
Bâtiment des ventilateurs
Bâtiment des ventilateurs

Notes Ca wagon sert de treuil de secours pour le puits 9.

Entre les deux puits se trouvent trois réservoirs d'air pour les compresseurs.

Bâtiments d'extraction Bâtiments d'extraction puits 9 Passage de câble
Bâtiment d'extraction
Bâtiment
Bâtiment
Château d'eau
Château d'eau
Cité Declercq Cité Declercq
Cité Declercq
Cité des Bonniers
Cité des Bonniers

Notes La cité Declercq est à mon sens la plus belle de toutes, avec des habitations très différentes (toiture à longs pans)

De l'autre côté la cité des Bonniers et les nouvelles habitations au premier plan.

Cité Declercq Cité Declercq Cité Declercq
Cité Declercq

Fosse 9 bis De Clerq Crombez

Commune : Oignies

Année : (1930-1991)

Compagnie : Compagnie des Mines de Dourges

Fosse 9 bis Fosse 9 bis Fosse 9 bis Fosse 9 bis Fosse 9 bis
Fosse 9 bis
Fosse 9 bis Fosse 9 bis Fosse 9 bis
Fosse 9 bis

Notes Le chevalement est équipé de deux molettes de 4,5m de diamètre.

Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction

Notes Et voici la seconde machine toute aussi belle, entretenue par l'association Accusto Seci et constitué d'anciens mineurs.

Moteur
Moteur
Tambour
Tambour
Câble Câble
Câble
Passage de câble
Passage de câble
Tableau synoptique
Tableau synoptique
Voltmètre
Voltmètre
Indicateur de profondeur
Indicateur de profondeur
Tachygraphe
Tachygraphe
Papier pour Tachygraphe
Papier pour Tachygraphe
Venot
Venot
Indicateur de profondeur
Indicateur de profondeur
Jeumont
Forges et Ateliers électriques de Jeumont
Sonneries de signalisation
Sonneries de signalisation
Voltmètre
Voltmètre
Transformateur
Transformateur
Poste de commande
Poste de commande
Visite du puits
Visite du puits
Ampoule
Ampoule

Compresseurs

Compresseur Compresseur Compresseur
Compresseur
Compresseur Compresseur
Compresseur

Poste électrique

Tableau électrique
Tableau électrique
Ampèremètre
Ampèremètre
En service
En service
Machine d'extraction 9/9 bis
Machine d'extraction 9/9 bis
Fusibles
Fusibles
Jetons d'entretien
Jetons d'entretien
Indications
Indications

Convertisseurs

Convertisseurs
Convertisseurs
Excitation
Excitation
Cadrans excitation
Cadrans excitation

Ventilateurs

Ventilateur 1
Ventilateur 1
N1
N1
Ventilateur 2
Ventilateur 2
N2
N2
Volant
Volant

Notes L'air entrait par le puits 9 et ressortait par le puits 9bis.

Fosse 11

Commune : Lens

Année : (1891-1987)

Compagnie : Compagnie des Mines de Lens

Fosse 11 dit Saint-Pierre ou Pierre Destombes

Le puits 11 est fonçé vers 1893 et débute son exploitation en 1894, le terrain houiller est rencontré à -160m et le premier accrochage se fait à l'étage -189m. Le puits à un diamètre de 4,80m et sert d'extraction jusqu'en 1954, puis comme service et aérage jusqu'à la fin. Le puits est équipé d'une double recette à deux cages. L'extraction est de 49 berlines de 500 litres (puis 3000 litres en 1954) soit 150 tonnes de charbon brut à l'heure.

Un nouveau puits, le 11 bis, est fonçé en 1908, qui servira comme puits d'aérage, il est mis en fonction l'année suivante. Pendant la Première Guerre Mondiale l'ensemble est ravagé, comme tous les autres puits de la compagnie. La fosse 11 profonde de -852m, ferme en 1986 elle est remblayée l'année suivante.

Fosse 11/19
Fosse 11/19
Fosse 11 Fosse 11 Fosse 11 Fosse 11
Fosse 11

Notes C'est un très beau chevalement en poutrelles et treillis achevé en 1925 et construits par Carel et Fouche mesurant 45m de haut et équipé de molettes de 5,5m de diamètre.

Fosse 11 Fosse 11 Fosse 11
Fosse 11
Passage de câble
Passage de câble
Bâtiment d'extraction Fosse 11
Bâtiment d'extraction Fosse 11
Ateliers
Ateliers
Bâtiment des bains-douches
Bâtiment des bains-douches
Façade
Façade
Escalier
Escalier
Moulinage Moulinage Moulinage
Moulinage
Machine d'extraction
Machine d'extraction
Moteur
Moteur
Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction

Notes Il s'agit d'une machine d'extraction à tambour bicylindroconique à attaque directe et équipé de système Ward Léonard.

Moteur
Moteur
Tambour
Tambour
Câble
Câble

Fosse 19

Commune : Lens

Année : (1954-1987)

Compagnie : Compagnie des Mines de Lens

Le puits est fonçé en 1954, à seulement 80m de distance sur le carreau de la fosse 11. Cette décision repose sur la position du carreau, qui représente une position stratégique mais surtout centrale sur la concession vis à vis des autres fosses.

Le 19 démarre son exploitation en 1960 à l'étage -475m. Le puits à un diamètre très large de 6,65m car il est équipé de deux compartiments d'extraction comprenant quatre cages de quatre étages pouvant emporter des berlines de 3000 litres. Ce qui donne une extraction de 264 berlines à l'heure, soit 800 tonnes de charbon brut (soit plus de 5 fois que le 11). Le carreau du 11/19 devient un siège de concentration massif remplaçant 5 sièges. Les fosses 2, 2 bis, 3, 3 bis, et 9 cessent d'extraire, puis le 12 en 1966 : toute l'extraction est remontée au 19.

La même année, un nouvel accrochage est crée à -585m. En 1967 la fosse à un rendement de 8000 tonnes de charbon par jour ! En 1971 un nouvel étage à -710m est crée, la fosse 7, 7 bis est à son tour concentrée sur la fosse 11/19 en 1973. Le puis 19, -815m, ferme à la même date que le 11.

Fosse 11/19 Fosse 11/19 Fosse 11/19 Fosse 11/19 Fosse 11/19
Fosse 11/19
Fosse 19 Fosse 19 Fosse 19 Fosse 19
Fosse 19

Notes Derrière la tour se trouve encore les deux sorties bien identifiables des bandes transporteuses vers le lavoir qui se trouvait globalement là où j'ai pris la photo.

Fosse 19 Fosse 19 Fosse 19 Fosse 19
Fosse 19

Notes La tour faites de béton armé, mesure 66m de haut, 17m de largeur et 28,3m de longueur, pour un poids de 10 000 tonnes. Elle est divisée en 8 planchers que nous allons visiter :

  • Plancher 1 : Orifice du puits
  • Plancher 2, 14,25m : recette jour
  • Plancher 3, 22,50m : tableau HT
  • Plancher 4, 30m : ventilateurs
  • Plancher 5, 35m : convertisseurs
  • Plancher 6, 44,50m : molettes de contraintes
  • Plancher 7, 45m : relais ventilateurs
  • Plancher 8, 54,05m : machines d'extraction

La tour est construite par les HBNPC pour ce qui est du bâtiment et la GHH (Gute Hoffnungs Hutte, il s'agit d'un constructeur allemand provenant de la Ruhr) pour le faux carré et les molettes.

Terrils Terril Terril
Terril(s)
Terril Terril
Terril

Notes Les terrils de la fosse 11/19 sont les plus hauts d'Europe avec 186m.

Observez en haut les restes de rails de la mise à terril.

Fosse 11/19 Fosse 11/19 Fosse 11/19 Fosse 11/19 Fosse 11/19
Fosse 11/19

Notes La vue est tout simplement spectaculaire.

Les portes du puits
Les portes du puits
Puits Fosse 19
Puits Fosse 19
Rouleau
Rouleau
Rails de guidage
Rails de guidage

Notes Nous voilà à l'intérieur au niveau de l'orifice du puits.

Décagement berlines Décagement berlines
Décagement berlines
Moulinage
Moulinage

Notes Les berlines sortent d'un coté du puits (décagement) et sont dirigées vers des culbuteurs qui les vident. Après un demi-tour au moulinage, les berlines vides, repartent de l'autre côté du puits vers le fond (encagement)

Culbuteurs
Culbuteurs
Moulinage Moulinage
Moulinage
Culbuteurs
Culbuteurs

Notes Sous les culbuteurs le charbon est ramené à la granulométrie de 0/150mm, il passe d'abord par un crible, pour être évacué vers le lavoir. Les autres sont dirigés soit vers un concasseur soit un silo de stockage, les schistes sont envoyés directement vers la mise à terril.

Voies de circulation Voies de circulation Voies de circulation
Voies de circulation

Notes Cette voie unique au centre est la voie de décagement de toutes les berlines.

Moulinage Moulinage
Moulinage
Culbuteurs Culbuteurs
Culbuteurs
Ventilateurs
Ventilateurs
Convertisseur
Convertisseur
Convertisseurs
Convertisseurs
Convertisseur
Convertisseur
Molettes de contrainte Molettes de contrainte Molettes de contrainte
Molettes de contrainte

Notes Il y a au total 8 molettes de contraintes, donc 8 câbles répartis sur 2 axes.

Double machine d'extraction Double machine d'extraction Double machine d'extraction
Double machine d'extraction

Notes Les deux machines d'extractions sont des poulies Koepe quadricâbles construites par GHH et couplées à des systèmes Ward Léonard.

Double machine d'extraction
Double machine d'extraction
Panneau de contrôle
Panneau de contrôle

Fosse 13 bis dit Felix Bollaert

Commune : Bénifontaine

Année : (1908-1958)

Compagnie : Compagnie des Mines de Lens

L'installation est très réduite et n'a servi que pour la visite des abouts, il descendait à -334m. Construit tout en béton, les vestiges ont aujourd'hui subit les attaques du vandalisme

Fosse 13 bis Fosse 13 bis Fosse 13 bis Fosse 13 bis
Fosse 13 bis
Support machine
Support machine
Dalle du puits
Dalle du puits
Fosse 13 bis
Fosse 13 bis
Chevalement
Chevalement

Fosse Arenberg 1

Commune : Wallers

Année : (1900-1989)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Fosse Arenberg provient de Auguste Arenberg ancien administrateur de la Compagnie des Mines d'Anzin

La fosse Arenberg, fait partie des derniers grands sièges miniers a être entrepris par la Compagnie. Arenberg est situé à l'écart dans la partie Nord-Est de la concession, là où aucun puits n'avait été encore foncé, on y exploite ici des charbons maigres sur de petites veines (moins d'un mètre d'ouverture, toutes nommées par des prénoms).

Les travaux de fonçage des puits 1 et 2 débutent en 1900, le puits 1 destiné à l'extraction a un diamètre plus important, de 5m, le puits 2 est de 3,65, il est destiné à l'aérage. Le terrain houiller est trouvé à la profondeur de -130m. Les deux puits sont connectés en 1901 à la profondeur de -220m, puis un an plus tard un nouvel accrochage les relient à -334m. La fosse devient très productive passant de 218 915 tonnes en 1906 à 452 630 tonnes en 1930.

A partir de 1914, la production ralentit à cause de la guerre, le puits 2 qui était en cours de modernisation est stoppé par manque de main d'oeuvre. En 1918, le site est malheureusement complètement détruit, les galeries sont noyées avec près de 258 000 mètres cube d'eau : il faudra 5 ans de travaux pour que le site puisse repartir. En 1936, le puits 1 est modernisé, un nouveau chevalement plus haut, surplombe l'ancien, avec l'ajout cette fois-ci de molettes superposées, afin de passer à une machine d'extraction à poulie Koepe, le bâtiment d'extraction est quand à lui déplacé à 90 degrés de l'ancien.

Après la nationalisation, il est décidé que la fosse devienne un siège de concentration, un nouveau puits va être foncé sur le carreau, il s'agit du puits 3-4, creusé tout d'abord jusqu'à l'accrochage de -334m. Le diamètre du puits est agrandi à 6,5m, il sera équipé d'un double compartiment et coiffé par un chevalement de 54m du type portique à 4 molettes de 7,5m de diamètre, et de deux machines d'extractions. A partir de 1961, l'extraction se fait par 4 cages à trois étages, par berlines de 3000 litres. Dans la même période, le puits 1 cesse donc d'extraire et devient un puits de service pour le personnel et le matériel, le puits 2 sert pour le remblayage au fond (On arrête les terrils). Un nouveau lavoir entre également en fonction la même année.

Le siège devient l'un des plus productifs avec plus de 3000 tonnes de charbon par jour. En 1969 le puits est équipé d'un guidage par câble pour permettre la circulation des berlines de 3000 litres, le puits va servir de "bure" entre les étages -314 et -578m.

Après être entré dans l'unité de production de Douai en 1973, le puits 3 est ravalé jusqu'à -494m, le 4 à -414m et enfin jusqu'à -578m, pour palier l'épuisement des étages 334 et 414m. La veine Melchior est exploitée à partir de 1977 à partir de ce nouvel étage. Le lavoir cesse de fonctionner en 1975, le charbon part par wagons au lavoir du puits Barrois et plus tard à celui du 10 d'Oignies.

En 1982 le puits 3 est approfondi à -670m par l'intermédiaire d'une bowette pentue à 13% à partir de l'étage -578m, ce travail est confié pour la première fois à un tunnelier qui arrive par pièces détachées. C'est Bouygues, à cette époque en course pour décrocher le contrat du tunnel sous la Manche qui est intéressé pour utilisé son tunnelier en condition réelle. Pour Arenberg, c'est une nouvelle chance de pouvoir découvrir un nouveau gisement. L'étage -670m est officiellement accroché au puits en août 1986. Finalement aucun nouveau filon ne sera découvert, et c'est l'abandon du tunnelier resté au fond et d'un futur pour Arenberg qui s'éteint. Enfin le 31 mars 1989, les dernières berlines remontent du puits pour un arrêt définitif. Ils sont remblayés la même année.

On estime avoir extrait 18 millions de tonnes de charbon à Arenberg. Arenberg était l'une des mine où il n'y avait pas de grisou.

En 1992, un certain Claude Berri vient y tourner quelques parties de son film Germinal, le site est alors à l'abandon le plus complet, et sur le point d'être détruit...finalement cela en changera la donne. Le site est restauré et depuis une multitude de films ont été tournés ici.

Fosse Arenberg Fosse Arenberg Fosse Arenberg
Fosse Arenberg
Fosse Arenberg Fosse Arenberg
Fosse Arenberg
Fosse Arenberg 1
Fosse Arenberg 1
Fosse Arenberg 2
Fosse Arenberg 2
Fosse Arenberg 3/4
Fosse Arenberg 3/4
Fosse Arenberg 1 Fosse Arenberg 1
Fosse Arenberg 1
Fosse Arenberg 2
Fosse Arenberg 2
Fosse Arenberg 3/4
Fosse Arenberg 3/4
Fosse Arenberg 2/3/4
Fosse Arenberg 2/3/4
Fosse Arenberg 1 Fosse Arenberg 1 Fosse Arenberg 1 Fosse Arenberg 1 Fosse Arenberg 1
Fosse Arenberg 1

Notes On voit encore très bien l'ancien chevalement sous l'actuel.

Fosse Arenberg 1 Bâtiment extraction Arenberg 1 Bâtiment extraction Arenberg 1
Bâtiment extraction Arenberg 1
Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction
Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction
Poste de commande
Poste de commande
Boutons
Boutons
Indicateur accrochage
Indicateur accrochage
Indicateur de profondeur
Indicateur de profondeur
Vitesse de descente
Vitesse de descente
Frein
Frein
Crochet
Crochet
Convertisseurs Convertisseurs Convertisseurs
Convertisseurs
Panneau de commande
Panneau de commande
Bâtiment extraction Bâtiment extraction
Bâtiment extraction
L'Elephant
L'Elephant

Notes Il s'agit du bâtiment d'extraction pour l'ancien chevalement.

Aujourd'hui on y trouve l'Elephant de la mémoire. Il est crée en 1989, il mesure 14m de haut et pèse 17 tonnes. Il s'agit de la réplique que Napoléon fit réaliser en 1810 par l'architecte Jacques Cellerier pour commémorer la révolution de 1789.

Recette jour Recette jour Recette jour
Recette jour
Puits Fosse Arenberg 1
Puits Fosse Arenberg 1

Fosse Arenberg 2

Commune : Wallers

Année : (1900-1989)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Fosse Arenberg 2 Fosse Arenberg 2 Fosse Arenberg 2
Fosse Arenberg 2
Bâtiment d'extraction
Bâtiment d'extraction
Passage de câbles
Passage de câbles
Molette
Molette
Poussards
Poussards
Passerelle
Passerelle
Ventilateurs
Ventilateurs
Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction
Poste de commande Poste de commande
Poste de commande
Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction
Engrenages réducteurs Citroen
Engrenages réducteurs Citroen
Frein
Frein
Accroche du câble
Accroche du câble
Casiers électrique
Casiers électrique

Compresseurs

Bâtiment compresseurs
Bâtiment compresseurs
Compresseurs Compresseurs Compresseurs
Compresseurs
Recette jour Recette jour Recette jour Recette jour
Recette jour

Fosse Arenberg 3/4

Commune : Wallers

Année : (1954-1989)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Fosse Arenberg 3/4 Fosse Arenberg 3/4 Fosse Arenberg 3/4 Fosse Arenberg 3/4 Fosse Arenberg 3/4
Fosse Arenberg 3/4
Bâtiment d'extraction 1
Bâtiment d'extraction 1
Fosse Arenberg 3/4 Fosse Arenberg 3/4
Fosse Arenberg 3/4
Bâtiment d'extraction 2
Bâtiment d'extraction 2
Poussards
Poussards
Machine d'extraction puits 3 Machine d'extraction puits 3 Machine d'extraction puits 3 Machine d'extraction puits 3
Machine d'extraction puits 3
Poste de commande Poste de commande Poste de commande
Poste de commande
Poulie
Poulie
Moteur
Moteur
Indicateur de vitesse
Indicateur de vitesse
Passage de câble
Passage de câble
Tableaux électriques
Tableaux électriques
Schéma électrique
Schéma électrique
Convertisseurs Convertisseurs
Convertisseurs
Ventilateurs pour convertisseurs
Ventilateurs pour convertisseurs
Loco Decauville
Loco Decauville
Machine d'extraction puits 4
Machine d'extraction puits 4
Poulie
Poulie
Moteur Moteur
Moteur

Notes Voici la seconde machine d'extraction.

Machine d'extraction puits 4 Machine d'extraction puits 4
Machine d'extraction puits 4
Poste de commande Poste de commande
Poste de commande
Poste de commande
Poste de commande
Visite du puits
Visite du puits
Boutons de contrôle
Boutons de contrôle
Position de la cage
Position de la cage

Les décors

Galerie reconstituée Galerie reconstituée
Galerie reconstituée
Plaque tournante
Plaque tournante
Puits
Puits
Galeries reconstituées
Galeries reconstituées

Notes Il s'agit des décors du film Germinal.

La salle des pendus

Salle des pendus Salle des pendus Salle des pendus Salle des pendus
Salle des pendus

Vers les molettes

Salle de pointage
Salle de pointage
Pupitre
Pupitre
Cité d'Arenberg
Cité d'Arenberg

Notes D'ici nous avons une belle vue sur les cités avoisinantes et également sur la centrale d'Hornaing.

Molettes
Molettes
Molette
Molette
Sous les molettes
Sous les molettes
Molettes
Molettes
Fosse Arenberg 1
Fosse Arenberg 1
L'ombre du géant
L'ombre du géant
Poussards
Poussards

Moulinage

Poste de commande Poste de commande Poste de commande
Poste de commande
Portes
Portes
Moulinage Moulinage Moulinage
Moulinage
Demi-tour
Demi-tour
Moulinage
Moulinage
Culbuteurs Culbuteurs
Culbuteurs
Frein Frein
Frein
Nettoyeur de berlines
Nettoyeur de berlines
Armature du puits
Armature du puits
Puits
Puits
Monte charge
Monte charge
Puits Fosse 3/4
Puits Fosse 3/4
Loco Decauville
Loco Decauville
Pelle Eimco
Pelle Eimco
Galerie cintrée
Galerie cintrée

Fosse Delloye 1

Commune : Lewarde

Année : (1927-1971)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Aniche

Fosse Delloye ou Joseph Delloye, tire son nom de l'ancien administrateur du siège. Les veines seront également nommées Joseph.

Les travaux de fonçage du puits 1 sont débutés en 1911 mais rapidement arrêtés à cause de la Première Guerre Mondiale. Ils reprennent en 1921 et la fosse commence à produire seulement en 1927, le puits d'un diamètre de 4m atteint la profondeur de -360m. A ce moment là le puits 2 est déjà en cours de fonçage et atteindra la profondeur de -380m avec un diamètre de 5m. Les deux puits atteignent le terrain houiller à -178m ce qui est globalement profond en comparaison avec les autres puits de la compagnie.

Les chevalements construit par Venot Peslin sont haut de 27,80 et 26,80, les molettes ont un diamètre de 4m, et sont mis en mouvement par des machines d'extractions de 430CV.

La fosse 2 débute son exploitation en 1932. On exploite un charbon gras et demi-gras sur 4 veines. Les deux puits assurent l'aérage, le service au personnel et l'extraction, le puits 1 est le retour d'air quand au 2 il s'agit de l'entrée d'air.

Après nationalisation La Compagnie des Mines d'Aniche entre dans le Groupe de Douai, la fosse Delloye devient un siège de concentration, avec le regroupement des fosse Vuillemin et Sebastopol en 1955. Le puits 2 est également approfondi jusqu'à -479m, mais le gisement n'est pas très rentable, les veines sont étroites.

Le siège est équipé d'un triage, mais les charbons sont lavés au lavoir de Gayant.

La fosse continue son exploitation jusqu'en 1971 et est remblayée la même année.

L'idée d'ouvrir un musée de la mine et de retracer près de trois siècles d'extraction minière est envisagée depuis longtemps par les HBNPC. Le site choisi sera la fosse Delloye, alors en cours de démantèlement, pour sa position centrale dans le bassin, et de l'aspect architectural de son siège, c'est à dire construit pendant l'entre deux guerres. Le site reçoit alors des tonnes de documents d'archives sur plusieurs sièges mais aussi du matériel, une presse à boulets des usines de Somain, deux locomotives Jeumont du 21 de Courrières, deux cages de bure, des treuils a air comprimés...et j'en passe.

En 1982 le CHM (Centre Historique Minier ) voit le jour et c'est en 1984 que le site est ouvert au public.

Le siège comporte : les chevalements du puits 1 et 2, les bâtiments de la recette et d'extraction, la salle des compresseurs, un ventilateur, le bâtiment de triage, un atelier, le bâtiment d'accueil, les bains douches, la lampisterie, l'infirmerie, le bâtiment administratif, le garage à vélo, la dynamitière, le bâtiment de la bascule, la scierie, et la maison de concierge.

Fosse Delloye Fosse Delloye Fosse Delloye Fosse Delloye
Fosse Delloye
Fosse Delloye Fosse Delloye Fosse Delloye Fosse Delloye
Fosse Delloye
Fosse Delloye 1 Fosse Delloye 1 Fosse Delloye 1
Fosse Delloye 1

Notes La hotte du ventilateur est encore visible de l'extérieur.

Recette jour
Recette jour
Signaux
Signaux
Recette jour
Recette jour
Poussards
Poussards
Treuil de secours
Treuil de secours
Molette de rechange
Molette de rechange

Fosse Delloye 2

Commune : Lewarde

Année : (1932-1971)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Aniche

Fosse Delloye 2
Fosse Delloye 2
Fosse Delloye 2
Triage
Trappe de chargement
Trappe de chargement
Compagnie des Mines d'Aniche
Compagnie des Mines d'Aniche
Cages
Cages

Le Centre Historique Minier

Fosse Delloye
Fosse Delloye
Pelle Eimco
Pelle Eimco
Garage à vélos
Garage à vélos
Salle des pendus Salle des pendus Salle des pendus
Salle des pendus
Moulinage Moulinage
Moulinage
Culbuteurs Culbuteurs
Culbuteurs
Triage
Triage
Galerie Galerie
Galerie
Locotracteur
Locotracteur

Notes Il s'agit d'une galerie de mine entièrement reconstituée.

Explosifs
Explosifs
Etançons
Etançons
Lampisterie Lampisterie
Lampisterie
Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction
Bobine
Bobine
Câble plat
Câble plat

Notes La machine d'extraction est installée en 1927 et construite par la Compagnie Electro-Mecanique de Paris. Elle a une puissance de 430CV, sa vitesse est de 375 tours par min et équipée de bobines de 5m. 700 tonnes de charbon sont extrait par jour, sur un poste.

Panneau synoptique
Panneau synoptique
Manoeuvre des cages
Manoeuvre des cages
Position des cages
Position des cages
Tachygraphe
Tachygraphe
Indicateurs
Indicateurs et panneau synoptique
Enroulement du câble
Enroulement du câble
Passage de câble
Passage de câble
Clefs d'entretien
Clefs d'entretien
Machine à vapeur
Machine à vapeur
Treuil
Treuil

Notes Nous voici dans la partie musée "électrique".

Machine d'extraction
Machine d'extraction
Societé du Thiriau
Societé du Thiriau
Machine d'extraction
Machine d'extraction

Notes Il s'agit de la machine d'extraction de la fosse 6 des Mines de l'Escarpelle, issue des Ateliers du Thiriau (Belgique).

Compresseurs Compresseurs
Compresseurs
Manettes électriques
Manettes électriques
Ampèremètres
Ampèremètres

Fosse Dutemple 2

Commune : Valenciennes

Année : (1764-1949)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Les puits 1 (Nord) et 2 (Sud) sont fonçés en 1764 par la Compagnie des Mines d'Anzin, le terrain houiller est rencontré à la profondeur de -79m mais les travaux sont stoppés par ce que l'on appellera plus tard "le Torrent d'Anzin" (la nappe phréatique). La poursuite des travaux n'est reprise qu'à partir de 1826 à l'aide de moyens plus importants, soit 62 ans plus tard tout de même !

D'autres fosses s'ouvrent la même année, la Fosse Régie et la Fosse Réussite prenant exemple sur Dutemple pour le passage du "Torrent d'Anzin". La fosse exploite un charbon demi-gras, à partir de bowettes, mais il est prévu de ravalé le puits afin d'extraire un charbon gras.

En 1911 le puits 1 (314m) est fermé, le puits 2 est totalement détruit pendant la Première Guerre Mondiale, il est reconstruit en 1920 par un chevalement en béton armé (Il s'agit du dernier chevalement en béton armé toujours visible dans le bassin) Le puits 2 (-930m) fonctionne jusqu'en 1940 avant de fermer, il sert ensuite d'aérage pour la fosse de Blignières jusqu'en 1949 avant que le puits soit comblé définitivement. Ce puits représente la troisième fosse la plus importante en terme d'extraction de la Compagnie des Mines d'Anzin, c'est aussi le puits ouvert le plus longtemps avec une durée record dans tout le bassin de 185 ans.

Fosse Dutemple Fosse Dutemple Fosse Dutemple Fosse Dutemple
Fosse Dutemple
Poussards
Poussards
Recette jour
Recette jour
Fosse Dutemple Fosse Dutemple
Fosse Dutemple
Fosse Dutemple Fosse Dutemple Fosse Dutemple Fosse Dutemple
Fosse Dutemple
Fosse Dutemple
Fosse Dutemple
Fosse Dutemple 1
Fosse Dutemple 1
Fosse Dutemple 2
Fosse Dutemple 2

Fosse Ledoux 1

Commune : Raismes

Année : (1901-1988) (30/12/1988)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Fosse Ledoux vient de "Charles Ledoux" administrateur de la Compagnie d'Anzin.

Les travaux de fonçage débutent à partir de 1901 pour le puits 1 par la technique de congélation des sols et en 1902 pour le puits 2. Chaque puits a un diamètre de 5m ils sont équipés de chevalements en treillis construits par les Ateliers de Construction des Forges et Fonderies de Haumont. Le charbon est rencontré à la profondeur de -154m. L'extraction débute réellement en 1905, le puits remonte également la production de la fosse Chabaud-Latour, qui cessera son activité cinq ans plus tard. Celui-ci devient alors un puits d'aérage pour la fosse Ledoux.

Après nationalisation la Compagnie des mines d'Anzin intègre le groupe de Valenciennes. La fosse devient un siège de concentration, tout comme le Sabatier ou Arenberg. Les deux puits reçoivent un nouveau chevalement métallique en 1951 pour le puits 1 et l'année suivante pour le puits 2. Ils sont tous les deux équipés d'un nouveau bâtiment d'extraction (les chevalements sont alors orientés différemment et à angle droit) et de machines d'extractions à poulies Koepe et munis de moteur Jeumont développant 3200 chevaux. Ces chevalements sont identiques et construits par les Etablissements Delattre & Frouard ils sont de types semi-portique (avec ajout de poussards à l'arrière) et dôté de deux molettes superposées de 7m de diamètre à 37 et 48m de hauteur. Les deux chevalements servent à l'aérage et à l'extraction.

Un lavoir (grains et fines) est aussi installé en 1955 et en 1957 les puits sont approfondi jusqu'à -660m et -740m en 1980. Si la fosse bénéficie d'un bon emplacement par rapport au gisement, elle est située au milieu de l'étang Chabaud-Latour, ce qui posera de nombreux problèmes d'exhaure. En 1960 afin d'améliorer l'aérage une bowette montante est creusée dans la veine Saint-George à partir de l'étage -322. Cette galerie appelée "Fendue Saint Georges" débouchait au jour dans la forêt de Bonsecours. Ce puits d'aérage est unique car il fût creusé depuis le bas et c'est la seule fendue (descenderie du bassin). Les installations de surface furent entièrement démolies en 1970 ainsi que le comblement du puits.

En 1971 une galerie est creusée et rejoint la fosse de Vieux Condé. La fosse ferme fin 1988, toutes les installations sont démantelées entre 1990 et 1991 (le lavoir déjà démoli en 1984 au profit du la voir Rousseau) excepté le chevalement du puits 1 qui est sauvé grâce à une poignée de mineurs, de l'ancien chef du carreau, Michel Faglain et de la commune.

Fosse Ledoux Fosse Ledoux Fosse Ledoux Fosse Ledoux
Fosse Ledoux
Poussards Poussards Poussards
Poussards
Recette jour Recette jour
Recette jour
Chevalement
Chevalement
Fosse Ledoux 1
Fosse Ledoux 1
Puits Fosse Ledoux 2 Puits Fosse Ledoux 2
Puits Fosse Ledoux 2

Notes La plaque du puits 1 a été volée.

Fosse Ledoux Fosse Ledoux Fosse Ledoux
Fosse Ledoux
Fosse Ledoux Fosse Ledoux Fosse Ledoux
Cité Ledoux
Berlines
Berlines

Notes Le nouveau et l'ancienne plaque de rue qui démontre l'appartenance de la cité à la Compagnie.

Fosse Mathilde

Commune : Denain

Année : (1831-1863)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Fosse Mathilde
Fosse Mathilde en 2010
Fosse Mathilde
Fosse Mathilde
Fosse Mathilde
Fosse Mathilde en 2012

Notes La fosse est classé aux monuments historiques en 2010, elle est reconvertie en logement, une habitation s'est greffée à côté. Entre mes deux passages j'ai vu le bâtiment habité puis complètement muré et finalement abandonné.

Fosse Mathilde galerie
Fosse Mathilde galerie
Fosse Mathilde grisou
Fosse Mathilde grisou
Puits Fosse Mathilde
Puits Fosse Mathilde

Fosse du Sabatier 2

Commune : Condé sur Escaut

Année : (1910-1980)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Fosse Sabatier vient de Maurice Sabatier, administrateur de la Compagnie d'Anzin.

Les deux puits sont fonçés en juillet 1910, le charbon (anthracite) est rencontré à la profondeur de -200m pour le puits 1 et -194m pour le puits 2. La fosse commence a extraire en 1913, mais est complètement détruite pendant la Première Guerre Mondiale. Elle reprend l'exploitation en 1920 et trois ans plus tard on extrait 283 000 tonnes de charbon.

Après nationalisation elle intègre le groupe de Valenciennes et devient siège de concentration en 1955, le chevalement du puits 2 est remplacé par le puits 1 de la fosse 1-1bis des mines de Clarence, elle reçoit une nouvelle machine d'extraction à poulie Koepe provenant du puits 1 de la fosse Thiers. Avec ce nouvel équipement la fosse concentre l'extraction de la fosse 3 des mines de Vicoigne, puis celle de la Grange en 1974.

Le puits 1 atteint la profondeur de -744m et le puits 2 -585m, ils sont fermés en 1980 et remblayés en 1985. Toutes les installations de jour sont détruites, à l'exception du chevalement du puits 2, amputé de son faux carré, le puits 1 est abattu le 8 juillet 1986.

Fosse du Sabatier Fosse du Sabatier Fosse du Sabatier
Fosse du Sabatier
Poussards
Poussards
Fosse du Sabatier Fosse du Sabatier
Fosse du Sabatier
Terril Terril Terril
Terril Sabatier Sud

Notes La fosse possède trois terrils : Sabatier Nord, Sabatier Sud et Sabatier Nord-plat. Seul le Sabatier Nord a gardé sa forme conique, le Sabatier Sud a été ré-exploité à son sommet.

Fosse du Sabatier Fosse du Sabatier
Fosse du Sabatier
Berline
Ecole des mines
Berline
Berline

Fosse Saint Quentin

Commune : Bouchain

Année : 1837

Compagnie : Compagnie des Mines de Bouchain

Il s'agit de la fosse Saint Quentin appartenant à la Compagnie des Mines de Bouchain. Son emplacement, très au sud du bassin, n'était pas favorable, pourtant la Compagnie à la suite d'un forage où elle pensait avoir trouvé le charbon décide d'y fonçé son puits en 1837. Le bâtiment est une tour en brique avec deux grandes ouvertures à sa base de chaque côté et surmonté de baies aveugles en arc au premier étage à chaque face.

Le puits rencontre des schistes rouges sans avoir trouvé le terrain houiller qui se situe alors plus profondément, mais en couches inexploitable. D'autres sondages effectués par la Compagnie d'Anzin dans les alentours donneront les mêmes résultats.

Fosse Saint Quentin Fosse Saint Quentin Fosse Saint Quentin Fosse Saint Quentin
Fosse Saint Quentin

Fosse du Sarteau 2

Commune : Fresnes sur Escaut

Année : (1823-1861)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Puits Nord dit du Puits du Sarteau 2. C'est le premier gisement de charbon que l'on a exploité dans la région Nord Pas de Calais et cela dés 1720. En 1823 on débute le fonçage du puits 2, mais avec l'Escaut toute proche, l'extraction aura de gros problèmes d'inondations. Pendant la Seconde Guerre Mondiale il sera aménagé par l'armée française avec le percement de meurtrières pour l'installation de mitrailleuses, à l'arrière est installé un blockaus en plus. Son architecture particulière, en forme de tour carré tout en brique, reste unique dans la région. Il est classé monument historique en 1999.

Fosse du Sarteau Fosse du Sarteau Fosse du Sarteau
Fosse du Sarteau
Fosse du Sarteau 2
Fosse du Sarteau 2
Berline
Berline

Fosse la Sentinelle

Commune : La Sentinelle

Année : (1818-?)

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Fosse la Sentinelle Fosse la Sentinelle Fosse la Sentinelle
Fosse la Sentinelle

Autres vestiges

Compagnie des Mines de Lens

Commune : Lens

Les grands bureaux
Les grands bureaux
Mineur
Mineur
Salle des pendus
Fosse 12 Salle des pendus
Puits Fosse 14 bis
Puits Fosse 14 bis

Notes Fosse 14 bis Saint Ernest ou Ernest Cuvelette

Compagnie des Mines de Liévin

Commune : Liévin

Grands Bureaux de Liévin Grands Bureaux de Liévin Grands Bureaux de Liévin Grands Bureaux de Liévin
Grands Bureaux de Liévin

Compagnie des Mines de Carvin

Commune : Carvin

Grands Bureaux de Carvin Grands Bureaux de Carvin
Grands Bureaux de Carvin
Grands Bureaux de Carvin Grands Bureaux de Carvin Grands Bureaux de Carvin
Grands Bureaux de Carvin

Ateliers centraux d'Anzin

Commune : Anzin

Compagnie : Compagnie des Mines d'Anzin

Ateliers centraux Ateliers centraux Ateliers centraux Ateliers centraux
Ateliers centraux
Sirène
Sirène
Horloge
Horloge
Girouette
Girouette

Fosse 1

Commune : Noeux les Mines

Compagnie : Compagnie des Mines de Noeux

Fosse 1 Fosse 1 Fosse 1
Fosse 1
Les grands bureaux
Les grands bureaux
Intérieur atelier
Intérieur atelier
Bâtiment d'entrée
Bâtiment d'entrée
Puits Fosse 1
Puits Fosse 1

Fosse 7 Salle des pendus

Commune : Barlin

Année : 1887-1979

Compagnie : Compagnie des Mines de Noeux

Salle des pendus
Salle des pendus

Fosse 2 Henri Charvet

Commune : Oignies

Compagnie : Compagnie des Mines d'Ostricourt

Les travaux de fonçage de la fosse sont entamés en 1860 et rentre en exploitation trois ans plus tard. Pendant la Première Guerre Mondiale la fosse est entièrement détruite. En 1937, la Compagnie décide de faire de cette fosse un siège de concentration. Le puits est alors élargi, une nouvelle machine à vapeur est installée, un nouveau chevalement plus haut est construit, les grands bureaux de la compagnie s'installent près de la fosse et des cités sont construites tout autour du siège. Plus tard un criblage, des lavoirs et ateliers centraux suivent le pas. Entre temps, en 1946, avec la nationalisation la Compagnie entre dans le Groupe d'Oignies. Les travaux ralenti par la Seconde Guerre Mondiale prennent fin en 1950, les sièges 1/3/5/6 sont également regroupés. La fosse est approfondie, et des connexions avec le siège du 9/9bis et du 10 d'Oignies sont réalisées. La fosse cesse son extraction en 1976, elle est remblayée l'année suivante. Elle n'aura, au final, pas fonctionné très longtemps. Le chevalement est démoli en 1980. Le bâtiment est sauvé quand le CMCF (Centre de la Mine et du Chemin de Fer ) décide de s'y installer. Depuis l'une des missions de cette association est de restaurer la machine en vue de la refaire fonctionner un jour ou l'autre.

Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction Machine d'extraction
Machine d'extraction

Notes A son époque c'est la plus puissante machine d'extraction du bassin du Nord, mais aussi de France ! Ce véritable monstre de 500 tonnes dont 52 uniquement pour le moteur développe 3800CH, elle "mange" seulement 30t de charbon par jour. Pas bien grave quand on sait que celui-ci n'est pas situé bien loin, à seulement 500m sous terre !

Observez les énormes bielles-manivelles !

Machine d'extraction
Machine d'extraction
Cylindre
Cylindre
SACM
SACM
Cylindre
Cylindre

Notes C'est une machine d'extraction à double tambours.

Tachygraphe
Tachygraphe
Panneau synoptique
Panneau synoptique
Indicateur de profondeur
Indicateur de profondeur
Indicateur du câble
Indicateur du câble

Notes Le terrain houiller est rencontré à -152m, mais le puits descend jusqu'à l'étage -475m. La profondeur totale est de -505m.

Mécanisme contrôle de profondeur Mécanisme contrôle de profondeur
Mécanisme contrôle de profondeur
Pont roulant
Pont roulant
Bâtiment machine d'extraction
Bâtiment machine d'extraction
Puits fosse 2
Puits fosse 2
1895
1895
Ateliers
Ateliers
Groupe d'Oignies Fosse 2 Groupe d'Oignies Fosse 2 Groupe d'Oignies Fosse 2
Groupe d'Oignies Fosse 2

Notes Il s'agit des bains-douches.

Bains-douches
Bains-douches
Salle des fêtes
Salle des fêtes
Entrée
Entrée
Poste de garde
Poste de garde

Notes L'ancienne salle des fêtes est démolie mi-2013, une EHPAD devrait voir le jour sur le site.

Tunnel d'Anzin

Un mot rapide sur cet ouvrage souterrain construit pendant l'exploitation des mines.

Le tunnel d'Anzin est situé sur les communes d'Anzin et de Valenciennes, c'est un tunnel de transport permettant d'acheminer le charbon directement de certaines fosses vers la gare. Ce réseau de galeries souterraines est construit au milieu du 19ème siècle par la Compagnie des Mines d'Anzin sous les concessions d'Anzin et de Raismes. Un second réseau appelé aqueduc des fosses sert quand à lui à l'évacuation des eaux d'exhaure de ces fosses.

Le tunnel est entièrement maçonné en briques, il mesure 2m50 de largeur sur à peu près 4m de hauteur parfois moins (2m). Il se situe à faible profondeur, directement sous le trottoir dans sa partie la plus basse et jusqu'à -16m dans sa partie centrale. Il est entièrement plat.

Le tunnel en lui même est simple mais esthétique, il y a parfois quelques puits au toit (autres que miniers), et de petites baies surmonte sa base, espacés d'une dizaine de mètres. A son départ celui-ci a une forme d'arc brisé assez joli, plus loin, la galerie s'élargie, il reste plusieurs poutrelles métalliques qui barrent la route, celles-ci servait visiblement à supporter un plancher, peut être en bois, qui n'existe plus aujourd'hui. En face la galerie se rétrécie mais continue, il se trouve une grille à son entrée et derrière il reste encore une portion de rails. La galerie n'est pas très large il y a juste la place pour la voie et un gros wagonnet.

De ce point central, deux ramifications partent de chaque côté mais elles sont relativement basses, moins d'une mètre cinquante et se terminent en impasse.

Aujourd'hui ce tunnel sert principalement à l'évacuation des eaux pluviales : c'est à dire que c'est un égout. Il y a une forte odeur nauséabonde, l'eau est croupie, on note également des tout à l'égout fait "artisanalement" pas très rassurant et surtout une forte concentration de rats. Il est donc difficile de progresser dans cet environnement hostile. Nous avons l'impression de ne pas être allés bien loin, peut être 200m, pourtant le tunnel fait 3,8km. L'eau atteint par endroit 1m, la présence de plusieurs rats et de cette chaleur suffocante nous empêche de continuer et même de sortir notre appareil. Pour autant l'air semble sain mais nauséabond (aucune baisse du niveau d'oxygène ou de présence d'autres gaz) par contre il semblerait que ce ne soit pas le cas au niveau des fosses.