

On retrouve dés 1366 à Louvain, les traces de l'ancêtre de Stella, la brasserie Den Hoorn (le cornet) La brasserie était un relais postal, les malles postes (sorte de calèche pour le transport du courrier) avertissaient de leur passage à l'aide d'un cornet.
C'est une époque importante pour la bière, puisque les brasseurs vont cesser d'utiliser le "gruit" (un mélange d'herbes qui servait à aromatiser la bière) au profit du houblon.
En 1537 c'est l'entreprise la plus importante de la ville, en 1680 elle produit 30 000 hectolitres de bières par an. Fort de ce succès, Sebastien Artois en devient le maitre brasseur en 1708 et la rebaptise presque dix ans plus tard : Brasseur Artois. Au début du XXeme siècle elle est la plus importante de Belgique, devant les 3223 autres brasseries du pays ! A ce moment c'est Léon Verhelst qui dirige la brasserie, il est aussi le directeur de l'école de brasserie de l'Université catholique de Louvain.
Il faudra cependant attendre l'hiver 1926 pour enfin voir le nom de Stella Artois, elle fût lancé à Noel comme une bière spéciale. Stella en latin signifie étoile. Le succès est immédiat notamment avec plusieurs slogans dont le plus connu est "Chez moi, c'est près de ma Stella". Depuis on retrouve sur toutes les bouteilles : la corne et l'étoile ainsi que l'année 1366.
L'entreprise fait l'acquisition en 1954 de la brasserie Leffe, de la Dommelsch Brewery en 1968 aux Pays Bas et de la brasserie du Nord en France en 1970. En 1960 on vend 1 000 000 d'hectolitres de Stella par an, aujourd'hui on a dépassé les 7 600 000 hectolitres ! Elle est distribué dans plus de 55 pays.
En 1966 la brasserie Piedboeuf lance sa Jupiler 5 et arrive à détroner Stella, en 1971 ces deux géants se rencontrent afin de sauver une autre brasserie, mais le sort fera en sorte de les rapprocher afin de faire face à des enjeux internationnaux. L'union sera officielle en 1987 sous le nom : Interbrew.
Alors que la compagnie s'agrandit, nouvelles unités de production et absorption de brasseries (Hoegaarden (1989), Belle-vue (1990)) ainsi que l'installation de brasseries dans le monde entier, le géant belge signait en 2004 une alliance avec la Companhia de Bebidas das Americanas AmBev (premier brasseur au Brésil et Amérique Latine) afin de devenir le premier brasseur mondial sous le nom : InBev.
La Stella Artois est devenue la cinquième marque de bière la plus répandue au monde, elle est commercialisée dans plus de 80 pays.
Elle se décline de trois sortes :
Ces informations ont été tirées des livres :
Le site Stella se divise en trois grandes parties : la malterie (en cours de destruction), les bureaux administratifs et entrepôts et les cuves. Ils sont très reconnaissables, ils sont tous en brique rouge, un peu jauni par le temps.
L'entrée principale nous fait arriver dans la plus grande pièce, où se trouvent huit cuves. Elles sont toutes en cuivre. Vincent s'etonnait qu'il ne soit pas encore volé, il a eu tort, il n'en reste plus du tout sur le tableau synoptique, aujourd'hui. Tout comme les trappes sur les cuves, les robinets, ou même certains bouts de tuyaux.
Il y a au total 16 cuves
Notez, qu'il y a du carrelage partout ici, par contre le plafond est brut de béton. Cependant toute la ferronerie des rambardes, de couleur crème, se marie très bien avec ce décor.
La cuve Maischketel pouvait contenir 198 hectolitres soit 19800 litres et ce n'est pas la plus grosse.
Nous sommes dans les étages supérieurs, il reste quelques machines mais c'est très vide.
Par contre, c'est étonnant de retrouver cette cuve "sur rails" avec une très belle plaque tournante, aucune idée de son utilisation.
De la rue une passerelle relie les deux bâtiments.
Il y a des bureaux partout. A cet étage, le mobilier reste très riche, sol en marbre et rangements en bois.
Le médaillon indique Leon Verhelst, Professeur à l'université de Louvain de 1898 à 1938. Président du Conseil d'Administration des Brasseries Artois.
La salle des machines est daté de 1908. Ce sont des compresseurs ou refroidisseurs, principalement.