Port Maron

“ Carrière de Port Maron ”

sa création date de 1792, c'est le maire de Triel qui avait racheté cette ancienne exploitation. Elle alimentait le commerce du plâtre de tous les ports au bords de la Seine en aval de Triel jusqu'à Rouen, où il était expédié en grande quantité pour l'engrais des terres Normandes. C'est Monsieur Joseph Maron qui en fût ensuite principal propriétaire et qui donna le nom de "Port Maron".

On appelle aussi cette carrière la Carrière "aux Anes". L'origine remonte à l'époque où le transport du plâtre se faisait avec des ânes, les gens de Verneuil qui travaillaient dans leurs champs ne cessaient de voir les allées et venues de ces porteurs, notamment quand fût venu l'heure du repas, "Les ânes de Vaux" rentrent. Il en était de même pour eux, signe que la journée était finie.

En 1919, la carrière est racheté par la SAMC (Société Anonyme de Construction) cette société plutôt spécialisé dans les mines emploie des moyens plus modernes, on retrouve encore des wagonnets, rails, treuil, et un tuyau pour amener l'air comprimé sur les chantiers de taille. Si certaines galeries sont complètement noirs c'est à cause des loco-diesels qui circulaient dans la carrière.

On y extrait deux sortes de gypse, du gypse à la base des piliers sous forme de blocs et du gypse tendre en plus grande quantité qui était destiné à la construction. La carrière fermera fin des années 70.

La galerie de roulage garde encore aujourd'hui les vestiges, de consolidations à l'aide de poutrelles au ciel, de quelques traverses au sol pour la voie de chemin de fer, parfois même encore des étaiements comme le rapellent les mines. Certains accès n'ont cependant pas resisté au temps. Plus loin on remarque des consolidations typique, en arches, où le ciel est trop fragilisé.

Les galeries d'exploitations, appelés "Chambres d'exploitations" sont d'immenses secteurs où sont alignés des piliers à perte de vue, formant des quadrilatères parfait, les piliers pouvant aller jusqu'à huit mètres de hauteur, au contraire du roulage qui ne dépasse pas trois mètres. Cette zone rejoignait les carrières de Vaux Renard à l'ouest et celles de Chanteloup au nord-est : aujourd'hui ces jonctions n'existent plus et se retrouve cernée de fontis.

Les deux tiers de cette zone sont remplis de "lacs souterrain" dû aux infiltrations d'eaux, l'eau ayant pour effet de ronger les piliers à leur base, une fois l'eau retirée, les piliers s'effritent, laissant tomber d'énormes blocs et fragilisant davantage la retenu du ciel. On a donc bien dû mal à s'imaginer cette époque prospère. On estime qu'il ne reste seulement un tiers de l'immense carrière et que ce reste est voué à disparaître au fil des années.

L'air y est en plus faible quantité à cet endroit, en effet passer l'entrée et quelques galeries, la densité d'oxygène diminue au plus bas, au détriment du Co2. Pour rappel le Co2 est inodore et se caractèrise par l'extinction des bougies, une respiration difficile, et pouvant aller jusqu'à une perte de connaissance voire de la mort dans les cas les plus graves. Ce Co2 provient de la décomposition des plantes en surface qui s'infiltre par le sol. Il n'y a plus aucun puit d'aération et ces quartiers sont très très peu aérés naturellement, l'oxygène est donc très vite en manque.

L'endroit est certes magique, une forte impression d'avoir visiter un autre monde, insoupconné, le temps d'un instant, cependant si la beautée surpasse les risques présents, ce lieu reste très dangereux. Ne vous aventurez pas seul et sans matériel adéquat dans ce lieu.

L'accès à la carrière est désormais fermée par une porte, le peu d'oxygène qui se trouvait dans la carrière s'est d'autant plus raréfié, aujourd'hui plus que tout, je le répète, c'est très dangereux et inconscient de vouloir visiter cette carrière.

Vestiges industriels

Galerie de roulage
Gypse noirci
Le roulage
Tuyau d'air comprimé
Galerie de roulage
Gypse noirci
Le roulage
Tuyau d'air comprimé

Notes Pour atteindre les chambres, on "traverse" le gypse par de petits couloirs taillés directement dans la masse, il n'y a pas ou plus de véritable galeries "classique", c'est très étrange.

Indication de secteur
Raclette
Treuil
Aiguillage
Indication de secteur
Raclette
Treuil
Aiguillage

Notes La numérotation des secteurs est de type militaire pendant la présence des Allemands durant la seconde guerre mondiale. On en retrouve à plusieurs endroits.

Ce treuil servait pour la descente et la remontée des wagonnets par le deuxième cavage

Les Wagonnets

Dans la mine...
Wagonnet renversé
Les galeries noires
Wagonnet chargement
Dans la mine...
Wagonnet renversé
Les galeries noires
Wagonnet et son chargement
Wagonnet en bois
Wagonnet en bois
Chassis rouillé
Wagonnet en bois
Wagonnet en bois mouillé
Chassis rouillé

Le lac et l'exploitation

Lac souterrain
Galeries innondées
Piliers, les pieds dans l'eau
Lac souterrain
Galeries innondées
Piliers, les pieds dans l'eau
Les trois piliers
Une berline coulée
Chassis et benne
Les trois piliers
Une berline coulée
Chassis et benne
Piliers tournés
Piliers rongés
Voie ferré
Ampoule
Piliers tournés
Piliers rongés
Voie ferré
Ampoule

Notes En allant plus loin, le paysage change et devient de plus en plus...chaotique, malgré tout le ciel n'est pas le plus dangereux, il est même en bon état, mais c'est à la base des piliers que tout s'effritent. Au ciel on distingue encore d'ailleurs, quelques tirs à l'explosif.

Plus on avance et plus l'air diminue, au fond c'est encore pire, tout s'effondre de partout, le sol s'ouvre littéralement sous la pression des piliers, tous les fronts de taille sont effondrés sous une ligne de fontis, les marnes "dégueullent" dans ces galeries.

Malgré tout au milieu de ce désordre, et au détour d'une galerie, quelle surprise de trouver encore une ampoule, en parfait état, encore accroché à un pilier !

Poste électrique
A l'intérieur
Enrouleur de cable
Poste électrique
A l'intérieur
Enrouleur de cable

Notes Il s'agit d'un ancien poste de transformation, il y en a un autre dans la carrière mais il est noyé.

La rivière
Soldats
La rivière
Soldats

Notes On est au fond, ca y est. Le dernier relevé (2010) indique 15,4% d'oxygène, c'est déjà très bas. Plus récemment (2011) ce taux est dangereusement descendu, au niveau "des lacs" il atteint désormais 15,5% quand au fond j'ai mesuré 14,3% avant de faire demi tour. A terme ces galeries ne seront plus du tout accessibles.

A proximité du front de taille une petite galerie s'enfonce (je ne suis allé qu'au début) à cet endroit, si vous marchez au milieu, c'est s'exposer à avoir de l'eau jusqu'à la taille.

Les consolidations

Piliers de soutènement
Piliers et arches
Carrefour en arches
La cathédrale de Triel
Piliers de soutènement
Piliers et arches
Carrefour en arches
La cathédrale de Triel

Notes C'est le seul pilier à avoir ce type de soutien (soutènement) dans ce secteur.

Le secteur des arches est magnifiquement consolidé, et cette abondance de consolidations témoigne d'un secteur instable.

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