

Une très belle carrière d'environ 70 hectares, d'abord exploité en souterrain puis à ciel ouvert (encore aujourd'hui), la carrière se divise en deux grandes parties, une première partie, assez haute, taillé à la haveuse, et une seconde plus basse mais beaucoup plus étendue. Elle a été massivement ré-utilisée en une énorme champignonnière divisé en plusieurs caves.
Les deux parties sont séparées, d'une entrée de cavage chacune, mais se relie "souterrainement" formant un grand cercle. Une autre sortie débouche quand à elle vers l'Oise d'où les blocs pouvaient étre acheminés directement par bateaux.
La carrière est crée au début du 19eme siècle, pour l'extraction de sa pierre, très recherchée et d'excellente qualité. Elle sert aujourd'hui à la restauration de tous les monuments et bâtiments de Paris, mais est aussi revendu à l'étranger.
Pour anecdote, c'est ici que l'on produit la terre battue de Roland Garros la marque : le "Tennisol" est produite grâce au concassage de le pierre.
J'en termine pour la champignonnière, pour vous dire que c'est l'une des plus belles que j'ai vu, mais aussi l'une des plus grandes. On y retrouve tout le matériel du champignonniste : balance, nombreuses cagettes, bacs en bois, étiquettes et une installation toute entière. Une champignonnière est habituellement divisée en caves pour eviter la propagation de maladies et faciliter le contrôle de la température. A certains endroits on aperçoit encore des inscriptions et le recapitulatif des différentes caves.
La carrière a été utilisée par les Allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale, il y a beaucoup de ré-aménagements, au point de vue maçonnerie (dans la champignonnière), quelques indications d'une présence militaire et le reste d'un obus. C'était une position stratégique, pour défendre le transport des V1 et V2 (sur l'autre rive, à Saint Leu) où ils étaient montés.
Sur la galerie de roulage j'estime la hauteur du ciel à environ 10 mètres.
A certains recoins de la carrière on y trouve de superbes piliers maçonnés, souvent près de grosses infiltrations d'eaux, ce qui rend le sol très boueux.
Un petit récapitulatif des caves que j'ai pu trouvé, il y en a quelques autres encore j'en suis sûr.
La "toise" est une unité de mesure d'à peu près 1,80m. On peut donc en déduire la taille de la cave, on retrouve également des informations sur la date de lardage, l'année (toutes de 1907) et même le nombre de champignons. Sur l'un des murs on y voit encore un tableau récapitulatif, trié par mois, avec le relevé en fonction des jours.
C'est simple : il y a des sacs partout !
L'obus date de la présence des Allemands et n'a pas bougé depuis.