Les carrières d'Herblay et Conflans Sainte Honorine ont été exploités dés le 17ème siècle d'abord à ciel ouvert puis en souterrain notamment pour extraire le "Banc Royal". La carrière n'est pas très profonde mais s'étend sur tout le côteau en longeant la Seine sur plusieurs kilomètres. Les archives mentionnent sous plusieurs noms l'exploitation la plus importante : "La Carrière de Gaillon", "Carrière Impériale" ou bien encore "Carrière de la Ville de Paris" plus tard on l'appelera "La Carrière des Anglais"
Le "Banc Royal" est une pierre resistante et Paris en a fortement besoin à cette époque, elle servira à l'édifiction du Palais Bourbon, la Fontaine de Grenelle, du Pantheon, de l'Hotel de la Monnaie ou de la Bourse mais aussi aux statues de Versailles et à la réfection de la tour Saint Jacques, plus tard.
Les carriers ont donc extrait la pierre au maximum, ce qui les a forcé à consolider leurs percées, car le ciel devenait très instable. On retrouve un grand nombre de piliers à bras dispercés dans toute la carrière, parfois même en surnombre on parlera alors de "fôret de piliers", on trouve également des renforcements plus communs par hague et bourrage.
La particularité unique de cette carrière, sont ses consolidations en arches, dites "consolidations à l'anglaise" le long de certains couloirs mais surtout d'une double arche en ogive à l'intersection d'un carrefour de deux galeries, datant de la deuxième partie du 18ème siècle (1762).
Les champignnonistes s'installent quand à eux au 19ème siècle jusqu'à fin du 20ème siècle, il reste encore la présence de sacs de culture, et de tableaux gravés dans la roche.
Pour s'orienter on baptisa des galeries par des noms de rue/avenue/passage/jonction/... pour les galeries principales et leurs connexions. Gravés à la sanguine elles rappellent celles employés par l'IGC.
Lectures et Recommendations
Les carrières d'Herblay se visitent pour les journées du Patrimoine et sont ouverts quelques fois d'Avril à Octobre, renseignez vous au près de la mairie pour plus d'informations.
Si le sujet vous intéresse, un ouvrage "Les Trous de mémoire d'Herblay" est disponible, il retrace l'histoire de ses carrières et consacre également, une large partie sur l'exploitation et l'extraction de la pierre.
A cause de nombreuses infiltrations d'eaux, les carriers ont creuser des rigoles afin d'évacuer l'eau vers ces bassins appelés d'ailleurs "bains de pieds des carriers". Après l'exploitation ces bassins ont servis aux champignonnistes.