On ne présente plus ce fort aux dimensions incroyable, et pouvant accueillir près de 3000 hommes. Aujourd'hui une partie des bâtiments a disparu, la plupart sont en mauvais état, et les plus récents taggués et repris par la végétation. Ce n'est pas le cas des plus anciens qui reste encore assez bon, malgré une toiture qui finira bien par céder un jour ou l'autre, de par les nombreuses infiltrations d'eaux.
Une particularité du fort, c'est de pouvoir trouver des fresques faites par les militaires dans certaines pièces, relatant la vie du "soldat moyen" dans ces murs (du lever au coucher), de petits dessins de leurs rêves, leurs envies leurs perms' (Rappelons que la Belgique est la patrie de la bande dessinée), ou bien encore de trouver des slogans patriotiques
Lectures et Recommendations
- Pour que vive encore ce lieu l'association ASBL La Chartreuse, se mobilise depuis 1986 pour remettre a pied le domaine, l'entretenir, le nettoyer et faire face aux problèmes de vandalisme.
En 1817, après la défaite de Napoléon à Waterloo, le Duc de Wellington, conseiller des alliés de l'époque et en ce qui nous concerne, de Guillaume d'Orange, décide que les anciennes fortifications, héritées notament des moines Chartreux, ne répondent plus aux normes de la fortification de l'époque. Il préconise donc la construction d'un nouveau fort sur l'ancien hameau de Péville. Ce fort sera érigé entre 1818 et 1823. En 1830, il sera pris par les partisans liégeois sans combattre. Vu l'évolution de l'armement, il sera déclassé en tant que fort en 1892 et servira de simple caserne jusqu'en 1960. A cette époque, la majorité des bâtiments sera désaffectée et seuls resteront occupés les blocs les plus "modernes". En 1981, l'armée quittera définitivement le domaine.
Sources : ASBL La Chartreuse